Actes VIII, p. '273, n
2. « A Thimodio (iell'Acqua et ses compagnons, joueurs de violon de l'ambassadeur de Venise don de 45 livres » Actes VIII, p. 244, n" 31542.
3. A Pierre Anthoine et ses compaignons, joueurs de haulxboys du Duc de Mantoue, 45 livres {ibicL. n» 31541.)
4. « A Jean Jacques et ses compaignons, joueurs de hautbois du pape, don de 45 livres.
« A Francisque de Mante et ses compaignons, autres joueurs de haulxbois », don de 45 livres.
« A Angelo Félice et autres trompètes du Pape et du Marquis del Guasto. « A Pierre de Mantoue et ses compaignons, autres trompètes de la Cour du Pape. Actes VIII, p. 244.
5. A Françoys de Canona, joueur de lue du Pape, en don et faveur du plaisir qu'il a donné au Roy d'avoir joué dudit lue et autres services qu'il a faict par le passé 233 1. t. (Arch. Nat. J. 961, n» 238).
6. On sait que le mot violon au début du xvi» siècle s'applique à diverses
LA MUSIQUE DK LA CHAMBRE ET DE l'ÉCURIE 239
Malheureusement la liste des instruments de l'Écurie est extrêmement difficile, pour ne pas dire impossible, à dresser. Nous n'avons pas en effet d'état détaillé des officiers de l'Ecurie comme il en existe de ceux de la Chambre. On est obligé de tâtonner et de chercher patiemment dans les comptes des Menus Plaisirs, les actes royaux et les quittances des gages, les éléments dune reconstitution, très approximative, de la Musique de l'Écurie sous François 1". Par bonheur, un document nous en donne la composition exacte, semble-t-il, au moment de la mort du Souverain ^ Nous apprenons, grâce à ce document, que les instrumentistes étaient, en 1547, répartis en trois bandes, celle des Saquehutes et joueurs cfinslrumens qui comprenait douze membres, celle des Pliiffres et tabourins qui en comptait cinq et celle des trompettes qui en groupait sept. Des comptes des menus plaisirs nous apprennent que, vers 1530, la l)ande des joueurs d' instrurnens était scindée en deux bandes distinctes, l'une italienne, composée de sacquebutes et hautbois, l'autre française oh se réunissaient les violons. Pour les fifres et les trompettes, nous n'avons que des notions fort vagues au sujet de leur organisation. Il faut avouer d'ailleurs que ces instruments avaient un rôle plus proprement guerrier qu'artistique et ne participaient aux fêtes de la Cour que d'une manière exceptionnelle. C'est pourquoi nous insisterons surtout sur les hautbois et les violons dont le rôle fut peut-être plus grand qu'on ne pense dans l'histoire de la Musique. Il est évident que la bande italienne dut, pendant de longues années, habituer les oreilles des courtisans aux danses et aux chansons en vogue de l'autre côté des Alpes. Quand on a parcouru les états de la Musique royale et noté la proportion formidable d'ultramontains qu'elle renfermait, on ne peut plus songer à nier l'influence qu'exerça l'Italie sur notre musique instrumentale mondaine et en particulier sur notre orchestique.