‹ L'Année musicaleChapitre 15 sur 159 · V.^ FI · texte numérisé non relu

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1. Vivaldi écrit aussi cinq concertos pour quatre violons {Estro armonico, n»^ 1, 4, 7,10. 11).

L ANNEE MUSICALE 1911 ±TfPm

Un autre concerto de Boismortier va nous montrer sur le vif son procédé d'écriture, en même temps que ses essais d'accouplements de timbres, car, ici, le musicien ne situe plus son œuvre au sein d'une même famille, mais cherche, au contraire, à varier la sonorité. 11 s'agit de l'œuvre XXXVII : Concerto à cinq parties pour une flûte, un violon, un hautbois, un basson et la basse (1732) ^

Voici le début de V Allegro initial (ia pièce est en trois mouvements).

Flûte

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Basse

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1. Bib, nat., Vm' 6617. Ce Concerto se trouve à la suite de cinq Sonates en trio pour deux flûtes et la basse. •

LA SYMPHONIE FRANÇAISE VERS IToO 21

Ainsi qu'on peut le constater par cet exemple, la flûte marche accouplée au basson et échange avec le groupe violon-hautbois de petites figures rèchcs, à contours anguleux, qui ne sont pas sans offrir quelque ressemblance avec la thématique morcelée de Vivaldi. Rien de plus sèchement scolastique qu'un pareil système qui s'applique mécaniquement à toute la composition.

Une autre production contemporaine de celle de Boismortier est celle de l'organiste Michel Corrette '-, dont le premier privilège remonte à l'année 1727. Lui aussi a composé des concertos, mais en leur imprimant un caractère qui les rapproche plus que ceux de Boismortier des concertos italiens ; sa prédilection pour ce genre s'est manifestée avec une Iccondité extrême ; il a écrit des Concertos spirituels, des Concertos pour quatre violoncelles, violes ou bassons, des Concertos comiques, enfin, sous le titre mignard de Récréations du berger fortuné, des ouvrages destinés à la musette, à la vielle, à la fiùte, au violon, au hautbois, au pardessus de viole, et à la basse.

L'œuvre III : Six Concertos pour les flûtes, violons, hautbois, avec la B. C.pour le clavecin -, comporte des pièces en trois mouvements, qui affirment une tendance marquée à opposer un instrument soliste au Tutti.

Les Allégros se hachent d'alternances T (Tutti) et S {Solo). Au point de vue, dynamique, on lit souvent les indications suivantes : Tutti e piano, Solo e forte. Même observation à l'égard des six Concertos de l'œuvre IV -^ L'instrumentation comprend trois violons ou trois flûtes, avec prédominance évidente du premier dessus ; souvent, le troisième violon se tait (Largo du Concerto 1, Gavotta du Concerto III, Largo du Concerto VI), et on retombe alors dans l'écriture en trio.

La mélodie de Corrette ne manque pas d'intérêt ; elle est forte-

1. Voir Fétis, II, p. o6o et Eitner, III. p. 63. Le 1" privilège de Correlte remonte au 27 mai 17:Î7 (Brenet. Loc. cit., p. 431). En 17.33, il publiait un intéressant ouvrage théorique : le Maître de clavecin pour l'accompagnement, dont la préface contient quelques indications sur l'influence exercée à Paris par la musique italienne, et aussi sur la nécessité du clavecin pour soutenir les concerts.

Après son privilège de 1727, Corrette en reprit d'autres en 1737, 1739, 1748, 1760. 11 a laissé un grand nombre de « Méthodes » pour divers instrimients.

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