Bib. du Conservatoire
2. L'analogie thématique des Allégros extrêmes s'observe chez Torelii (op. 8). (Schering. Loc. cit., p. 81).
3. On sait très peu de choses sur Naudot. Son privilège, daté du 24 janvier
ment ; la XI^ œuvre de ce flûtiste. Six Concertos en sept parties pour une flûte traversière, trois violons, un alto viola, avec deux basses, [organo e violoncello o fagotto) ^ perd le caractère indécis des productions précédentes, "pour afficher nettement la prédominance de la flûte. Le cadre s'établit toujours à trois mouvements, et le mouvement central, écrit souvent au relatif mineur du ton principal, affecte parfois la forme Sicilienne lente à 6/8 que l'on rencontrera dans les concertos de violon de Guig-non. Les premiers Allégros se partagent généralement en quatre groupes T. -S., et rentrent, par conséquent, à ce point de vue, dans un type voisin de celui qu'adopte Albinoni (3 groupes T.-S.) ^; ils n'ont pas de reprises et admettent un Da Capo toutes les fois qu'après l'inflexion à la dominante, vers le milieu du morceau, la réexposition à la tonique ne se produit pas. Le style de la flûte solo est très fleuri ; dans les solos, la flûte s'accompagne presque toujours de la seule basse continue ; elle brode quelques incises des thèmes exposés par les violons, et exécute des points d'orgue qui nécessitent de l'adresse et de la virtuosité {Largo du Concerto II) :
L'écriture du Tutti offre un caractère homophone, par suite de la communauté thématique qui s'établit dans le ripieno. Aux trois violons, Naudot adjoint un alto, et il double ses basses, d'où un ensemble d'harmonie pleine et régulière : (P"" Allegro du Concerto I).
1726, ne lui attribue aucun titre; il était vraisemblablement maître de flûte à Paris et sa production, fort considérable, se situe entre 1726 et 1745 environ. Protégé par le comte d'Egmont, il forma une flûtiste remarquable, M^o Paris de Montmarlel à laquelle il dédia son œuvre VII. Marpurg et Quantz parlent de lu avec de grands éloges.