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Bib. nat., Vnv

LA SYMPllOiME FRANÇAISE VERS 1750 29

point les dilettantes et les musiciens de Paris savaient en apprécier l'auteur. On relève sur cette liste les noms des ducs d'Antin, d'Aumont, d'Ayen, de la Trémouille, de Pequigny, de Villeroy et de Durfort, du prince de Conti, du grand Prieur de France, du comte de Clermont, du financier mélomane Bonnier de la Mosson, de M. Ghauvelin, du marquis de V^ibray. Puis, ce sont les musiciens qui tiennent à encourager leur confrère : Blavet, M''^ Boucon, de Caix, Forqueray le fils, Guignon, roi des violons, Mondonville, Naudot, Selle, etc. Le 2 mai 1739, Michel Corrette lance dans le public les 5% 6^ et 7" œuvres de Hsendel S et le 12 octobre, Nicolas Ghédeville édite quatre œuvres du flûtiste Quantz. Le 31 mars 1744, Duter prend un privilège pour 12 symphonies de Richter, 12 concertos de Hasse et 12 concertos de Rezell -.

En même temps, le Goncert spirituel multiplie les exécutions de concertos et de symphonies d'auteurs étrangers. Après les concertos joués en 1741 par Blavet, Guignon, Ruault, Selle et Lavaux, Petit fait entendre, le 24 décembre 1731, un concerto de Tartini^; le l^"" novembre 1741, Gaviniès exécute le Printemps de Vivaldi *, et le 9 décembre 1743, on entend un concerto de Hœndel exécuté par toute la symphonie^. Puis, le 6 juin 1745, Forqueray, Blavet, Morella et Labbé jouent un quatuor de Telemann '^, repris les 8, 13, 17 et 20 juin, pendant que des œuvres de Vivaldi tiennent l'affiche les 31 mars, 6 avril et 17 avril 1746 '.

Le succès que ces compositions remportaient auprès des amateurs ne pouvait qu'exciter une heureuse émulation chez nos musiciens. Nous allons donc assister à l'éclosion de nombreux ouvrages dont plusieurs méritent plus que de l'estime.

1741. — Le 1" novembre 1741 on exécute, au Concert spirituel, un double quatuor, symphonie de M. Blainville *. Or, un quatuor du

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