Ibid. avril 174G, p
8. Gliarles-Henri Blainville ou de Blainville serait, d'après Eitner (II, pp. 38, 39) né à Tours en 1711, et mort à Paris en 1769 : mais cette dernière date est inexacte, car, en 1770, Blainville touche 48 livres sur les Menus Plaisirs du
même auteur, conservé en manuscrit à la Bibliothèque nationale *, nous permet de jug-er de sa manière. Il comporte deux violons, alto et violoncelle auquel s'adjoint le basson dans VAriagratioso, mais la basse chiffrée fait défaut.
Le cadre se compose de cinq mouvements, Allegro 2, Adagio 4, Allegro 2, Aria gratioso 6/8, Allegro 2, et la tonalité est celle de si [? majeur.
Le premier Allegro divisé en deux reprises se construit sur un seul thème; rapidement, la première reprise module vers le ton de la dominante, et cadence en fa majeur ; puis, dans la seconde partie, le thème est soumis à une sorte de dëveloppemeiit, et passe à travers les relatifs mineurs de la tonique et de la dominante, après quoi il est réexposé dans le ton principal. Nous sommes donc en présence, ici, d'un premier mouvement de sonate déjà très bien établi.
Dans le court Adagio qui suit, ce sont les basses, alto et violoncelle qui exposent le thème, repris ensuite par les violons. Le deuxième Allegro consiste en un fugato avec imitations à la quinte par l'alto ; il ne présente pas de barres de reprise.
hAria gralioso à 6/8 se balance en un rythme gracieux et mélancolique et affecte la forme d'un rondeau à deux couplets, le premier cadençant à la dominante, le deuxième au relatif mineur de la dominante. L'alto n'y participe pas ; en revanche, un basson écrit en partie réelle, vient s'associer à la basse, mais ce basson disparaît dans le deuxième couplet qui constitue ainsi un intéressant épisode en trio. Le mouvement final, tout en batteries répétées que sabrent des gammes rapides, consiste en une manière de tempête visiblement inspirée par celle du Printemps de Vivaldi.
C'est aussi en 1741, que Jean-Baptiste Dupuits - publie ses Sei
roi (0i,2875). Dans VEtat de Paris de de Jèze (1760), il figure comme maître de musique pour la musique vocale française, pour le « goust du chant», pour le violoncelle, et pour la composition (pp. 183, 186, 266). Professeur de la marquise de Villeroy, il lui dédia un Bouquet, en 1751. Ses Symphonies que nous étudierons plus loin (œuv. II) sont dédiées à un autre de ses élèves, le marquis de Mont- Revel. En 1759, il dédiait à la marquise d'Arpajon des Leçons de ténèbres. (Mercure avril 1759, I, p. 194).