‹ L'Année musicaleChapitre 3 sur 159 · S. de Brossard, Dictionnaire de musique (1703) p · texte numérisé non relu

S. de Brossard, Dictionnaire de musique (1703) p

2. Dans cet ouvrage, où les choses de la musique tiennent une place importante. Du Bos fonde la symphonie sur « l'imitation de la Nature » (I, p. 638). Plus loin, il assimile les So7iates aux morceaux de Symphonie (p. 652).

3. Cari Mennicke. Basse und die Brilder Graun als Symphoni/cer. 1906. p. 36.

4. Comme par exemple Blainville qui classe la musiqueen troisgenres : musique de théâtre, musique de chambre, musique de table. [Uesprit de l'art musical.

5. Lacombe. Dictionnaire portatif des Beaux Arts, ^'^ édit., 175o. Art. Composition (p. 176). Voici la définition entière : « C'est l'art d'inventer de beaux chants, de marier plusieurs chants ensemble, qui produisent un bon effet, et de donnera chacun de ces sons une progression convenable; il faut, pour cela, connaître le rapport cjue tous les intervalles et les accords ont entre eux à savoir mettre en pratique tout ce qui peut servir à rendre une musique parfaite. » C. Masson. dans son Nouveau traité des règles pour la composition de la musique (1699) entre dans quelques détails techniques. (Voir pp. 16, 119-120, etc.). Brossard, à l'art. Sonate de son Dictionnaire, indique sous quelle forme se présente la Sonaée de chambre : « La sonate contient ordinairement une suite de 5 ou 6 mouvements, le plus souven. sur un même ton, quoiqu'on en trouve quelques unes qui changent de ton à un ou deux des mouvements de la pièce, mais on reprend le premier ton, et on compose du moins un mouvement dessus avant de finir » (p. 140).

Dupont (1717), Devaqiic (173-2-1750). David (1737), Dupcrey (1750), Ghoquel (1756), Butard (1759), lîollet (1760), Métoyen (1763)], soit de la pratique de l'accompagnement à laquelle l'usage de la basse chiffrée conférait alors une grande importance [Delair (1724), Claude de la Porte (1753), Dubugrarre (17oi)]. D'autres font de l'esthétique [Grandval (1732), J.-J. Rousseau (1742), Blainville (1754), Brijon (1763;]. La plupart, en définitive, n'écrivent que de secs manuels ou des dissertations générales. Malgré son titre prometteur, le Guide du Compositeur de Gianotti (17o9j^ n'entre dans aucun détail précis sur la composition proprement dite, et les nombreux ouvrages théoriques de Rameau s'appliquent presque exclusivement à la science de l'harmonie. Très sommairement, l'auteur du Traité de V Harynonie rappelle les règles de la composition à plusieurs parties et le mécanisme de la fugue ; il s'intéresse bien davantage au pouvoir expressif des tons, des modes et des accords ^. C'est très brièvement encore que Béthisy, dans son Exposition de la théorie et de la pratique de la musique (1753), indique la manière d'écrire les duos, trios et pièces à plusieurs parties, ainsi que la façon d'employer les voix et les instruments *. Grandval nous dit bien qu'en musique, il y a de grandes et de petites règles, ces dernières ressortissant de la composition, mais il s'empresse d'ajouter que ces règles-là cèdent le pas aux grandes, d'après lesquelles la musique doit être « naturelle, expressive et harmonieuse » •'. Rameau lui-même ne proclame t-il pas la prééminence du « génie », lorsqu'il écrit : « Quand même les règles connues seraient sans reproche, qu'est-ce que des règles qui asservissent le génie ! » ^ Devaque se borne à décrire, en quelques mots, les divers types d'airs de danse, dont d'Alembert énonce aussi fort rapidement les caractères distinctifs ^. Si Brijon parle

1. Gianotti, Le Guide du Compositeur, Paris, 1759. L'auteur se dit élève du « grand Rameau ».

2. Sur la composition à plusieurs parties, Rameau semble bien inspiré par l'esthétique de l'époque, et par une conception toute harmonique de la musique lorsqu'il écrit : « il est presque inutile de composer à 5 parties, quant au fond d'harmonie, puisqu'il ne s'y trouve jamais 5 sons différens que dans la supposition ou dans quelques suspensions qui se réduisent toujours à 4 ensuite, puis à 3. » {Codede musique pratique, p. 163.)

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