Kritischer Musicus, I, pp
par M. Simon, œuvre F''. Gravées par M"^ Vandôme, à Paris, chez l'auteur, rue Pavée, proche la Comédie-Italienne, V^Boivin, Leclerc, Castagnery^
Les trois morceaux de ces symphonies à l'italienne se singularisent par leur excessive fragmentation ; ils sont littéralement hachés de reprises. Mais ce morcellement, issu d'une ancienne habitude dont les airs de danses offrent de nombreux exemples, s'observe aussi dans les Quatuors en suites de Telemann -. Deux des symphonies de Simon (I, V) se terminent par des Menuets, et l'auteur explique, dans un avertissement, que si son instrumentation comporte trois violons, au lieu de deux violons et un alto, la raison doit s'en chercher dans l'indifférence fâcheuse marquée en P>ance à ce dernier instrument. En sa qualité d'altiste, Simon s'en indigne, et recommande de remplacer le deuxième violon par la quinte : « Pour l'exécution parfaite de ces symphonies, écrit-il, il faut la quinte même ».
Dans le même Mercure de mai 1748, Guillemain fait annoncer son Second livre de Simphonies dans le goût italien, en trio, dédiées à S. A. S. M^' le comte d'Eu, œuvre XIV ^, où, suivant la conception des vieux Italiens, il écrit tous les mouvements de ses symphonies dans le même ton, sans même imprimer d'inflexion modale aux morceaux lents. Le mouvement central de la Symphonie I consiste en un Tempo di minuetto, précédant le Presto final. Nous trouvons donc ici, comme dans les Sonates en trio de François Clément, un exemple de Menuet intercalé dans une symphonie et y occupant l'avant-dernière place.
1749. — A partir de 1749, une forte poussée se produit du côté
1. Mercure, mai 1748, pp. 100-101. Il ne faut pas confondre ce Simon avec le claveciniste Simon ; l'œuvre !»'■ de celui-ci consiste, en effet, en un Recueil de pièces de clavecin de tous les genres avec et sans accompagnement de violon (Bib. nat. Vm" 1920), tandis que l'œuvre I" du premier est le recueil de 6 symphonies publiées en 1748. Il ne faut pas le confondre non plus avec un autre Simon, maître de chant, demeurant Ile Saint-Louis, et auteur de cantates et cantatilles Simon était musicien de l'Opéra. Au mois de septembre 1751, il figure parmi les 6 parties (altos) de l'orchestre, et reçoit 450 livres par an. Surl'Etat de 1757-1758, il compte au nombre des basses du grand chœur, à raison de 500 livres d'appointements (Arch. Opéra). Bib. nat. Vm' 1507 et Bib. du Conservatoire.
2. Voir, par exemple, \e Menuet du 4» Quatuor (Recueil de 1738) qui se découpe en 10 reprises.