Bib. du Conservatoire. Mercure, mai 1748, p
des instruments à vent, et en particulier du côté des cuivres, cors de chasse, et trompettes dont la littérature se développe de plus en plus, après l'extraordinaire floraison de celle de la flûte. Quelques faits vont nous montrer l'intensité de cette nouvelle production.
Le 9 décembre 1748, Zolikoffer joue un concerto de hautbois au Concert spirituel, et le Mercure enregistre, le 24 décembre, que « deux nouveaux cors de chasse allemands ont sonné une suite de symphonies de M. Guignon ^ ». Il s'agit là de pièces à deux cors de chasse dont les XXV Menuets pour deux cors de chasse, trompettes, flûtes traversières, hautbois, violons et pardessus de viole, dédiés à M. Aubron, de Naudot (1742) "', fournissaient déjà un exemple traitant à deux parties les cors et trompettes. Reprise, le lendemain, jour de Noël, la symphonie à deux cors de Guignon est encore exécutée le 8 septembre 1749, sous la rubrique « Symphonies de M. Guignon, jouées par des cors de chasse allemands '^ ».
Le 15 mai 1749, Lavaux et Pagin jouent un duo de hautbois et violon, et le Mercure de juillet annonce Sei sonate a due violini, flauti, corni da caccia, bassone e basso... d'André Adolphati de Venise, œuvre I" *. Le 12 octobre 1749, pendant le souper du roi, deux trompettes des chevau-légers, les sieurs Péricard et Charles, assistés des deux frères Pfefer, cors de chasse du duc de Villeroy, exécutent un concert qui plaît fort à Louis XV. Puis, c'est au Concert spirituel que paraissent des concertos de trompette, le 8 décembrel749, avecDesabey, le 23 mars 1730, avec StoffeH. AlaPentecôte, on entend même un quatuor de cors de chasse, exécuté par Edouard, Capel, Vibert, et Hébert % et, à la fin de l'année, Labbé le fils donne une « symphonie à deux cors de chasse » (l^"" novembre) qui, vraisemblablement, était du genre de celles déjà connues de Naudot et de Guignon ^
Aussi, comme autrefois Mouret, les musiciens vont-ils associer