‹ L'Année musicaleChapitre 33 sur 159 · Ibid., décembre I, p · texte numérisé non relu

Ibid., décembre I, p

4. Il s'appelait Joseph Barnabe de Saint-Sevin ou Sevint et était fds de Pierre Philippe dit L'abbé et de Jeanne Buset. 11 naquit à Agen. le 11 juin 1727 (Arch. Seine, Domaines). Entré à l'Opéra en 1743, il faisait partie, en 1751-1733, des 6 violons à tiOO livres (Arch. Opéra). L' Avant-coureur du 12 novembre 1764, p. 731, le donne comme élève de Leclair. Il ne mourut pas à Maisons, en 1787 comme le dit Fétis, mais bien à l'aris, rue Grenetat, le 6 thermidor, an XI (Arch. Seine, Ibidem). L'abbé le fils fut un brillant violoniste. On lui doit des Principes de violon (1761).

parlui pour deux hautbois, viole d'amour et-alto^ Son œuvre P'' (Sonates à violon seul et basse) apporte une précieuse contribution à l'histoire du menuet, comme partie intégrante de la symphonie, car la Sonate V, construite en quatre mouvements, contient un Menuet, avec épisode mineur placé avant le morceau final. Même position centrale du Menuet dans la Sonate 1, de l'œuvre VIII.

1751. — En revanche, nous possédons l'œuvre XV de Guillemain dont une des pièces remporta un vif succès au Concert spirituel, le jour de la fête du Saint-Sacrement -.

C'est très probablement la même pièce qu'on rejoue, le 8 décembre 1750 : « grande symphonie de Guillemain déjà connue », rapporte le 3/ercwre^. Symphonies de Guillemain, encore, le 30 mars et le 7 avril 1751. Or, il s'agit évidemment ici des Divertissements de l'œuvre XV dont le Mercure de mars 1751 annonce la gravure, avec l'indication ci-après : « Le sieur Guillemain vient de faire graver son XV® œuvre composé de deux Dioertissemejits de symphonies. Cet ouvrage, dont une partie a eu le bonheur d'être entendue avec succès au Concert spirituel, a été réduit en trio pour la commodité du Public ^ » .

Ainsi Guillemain, à l'inverse de Mondonville, réduisait en trio de précédentes symphonies. Il s'en explique du reste dans l'Avertissement de sa réduction qui porte le titre suivant :

Divertissemens de simphonies en trio Dédiez à Madame la Marquise de Pompadour, par M. Guillemain... œuvre XV, gravé par W Rertin \

(( Ces simphonies, qui ont été entendues en grand concert, écrit Guillemain, ont paru avoir quelque mérite par la variété des instruments pour lesquels je les ai d'abord composées; les flûtes, hautbois et bassons formoient une découpure qui senibloit les rendre plus agréables ; mais la difficulté qu'il y a de pouvoir rassembler un aussi grand nombre

1. Ces airs étaient probablement extraits de l'un des deux Recueils d'airs français et italiens qu'il avait publiés.

2. On entendit ce jour-là, dit le Mercure (juin I, 1750, p. 200) « un excellent concerto de Guillemain ».

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