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Mercure, mai 1751, p

2. La biographie de François Martin est à écrire. On ne sait presque rien sur ce distingué musicien. Lorsqu'il apparaît au Concert spirituel dans la quinzaine de Pâques de 1747, le Mercure lui donne la qualité de violoncelliste de l'Opéra. Il joue alors un concerto de violoncelle de sa composition {Mercure, avril 1747, p. 107). Le 3 avril 1747, on exécute de lui un Motel à grand chœur, et aussi, le 19 avril 1748 [Mercure, avril 1748, p. 127). Le 21 janvier d7i6, il prenait un privilège général pour la publication de ses œuvres, et dès cette époque, il avait comme protecteur le duc de Gramont. lin lévrier 1750, il composait la 3<= entrée des Ainusements lyriques, ballet représenté chez le duc de Gramont à Puteaux, et dont J.-M. Leclair avait écrit la 2» entrée [Sammelband de l'L M. G., janvier 1905, p. 247). Ses symphonies furent jouées au Concert spirituel de 1751 à 1755, Le 21 avril 1752, il prend un nouveau privilège (Brenet. Loc. cit., p. 447), et le 9 mars 1753 encore un privilège « pour un recueil de musique instrumentale étrangère » (Ibid., p. 448). En 1757, il figure sur l'État de Paris de de Jèze parmi les professeurs de violoncelle (p. '175). Ensuite, on pmd sa trace. D'après l'article nécrologique sur Leclair paru dans le Mercure de novembre 1764. Martin serait mort chez le duc de Gramont, à l'âge de trente ans seulement (p. 194).

3. Bib. nat. Vm' 1183. L'œuvre II de François Martin porte aussi la date de 1746 et consiste en : Six Sonates pour le violonchelle, y compris un Duo pour un violon et im violonchelle, dédiées à M. Hébert Trésorier des Menus Plaisirs du Roi, Boivin, Leclerc. (Conservatoire de Bruxelles). II convient, vraisemblablement, d'attribuer à ce musicien les Sonate da caméra a violoncello solo col Basso Continua, dedicate alli Amatori di Musica, composte dal Signor Martino, op. I. (Bib. nat. Vm'6331).

viola et basso, dédiées à M. le chevalier d'Arc, par M. Martin, œuvre IV, Paris, M"" Boivin, Le Clerc, Castagnery ^

Ce recueil comprend trois Symphonies et trois Ouvertures. Les Ouvertures (Ouvertura) se construisent en quatre mouvements, et débutent, par un mouvement lent, en (j^, intitulé Staccato-, qui présente deux reprises et qui cadence, soit à la dominante, comme l'ancienne ouverture à la française, soit à la tierce (Ouverture II). Après quoi, vient un Allegro où le bithématisme, qui se manifestait déjà en puissance dans les épisodes en trio des anciennes ouvertures françaises, se dessine très nettement. Ainsi (Ouverture I), après un thème initial (a) tout en batteries et présentant un caractère de fanfare, s'expose, à la dominante, un deuxième thème {b) proposé piano :

A vrai dire, ces deux thèmes sont plutôt simplement juxtaposés qu'employés à des réactions réciproques. Les Allégros n'ont pas de reprises et présentent une réexposition à la tonique régulière, après le mouvement vers la dominante qui entraîne un développement souvent fort modulant du premier thème.

Le mouvement lent qui suit est un Andante en mineur à deux reprises, ou de forme Rondeau (Ouverture II) et la composition se termine par un Allegro, une Gigue ou deux Menuets (Ouverture II), particularité déjà rencontrée par nous dans nombre d'autres pièces instrumentales, et qui montre que le genre Ouverture ne se distingue pas organiquement du genre Symphonie. Aussi bien, est-il admis aujourd'hui que .S'm/'onm italienne et Ouverture à la française constituent deux états élémentaires de la sonate d'orchestre ^.

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