‹ L'Année musicaleChapitre 5 sur 159 · Ibid. art. Concorlo, I, p · texte numérisé non relu

Ibid. art. Concorlo, I, p

concerto w^; quelques mois plus tard (le 8 décembre), le même arrangement est qualifié : pièce « mise en grande symphonie » -, ce qui prouve bien l'équivalence des deux expressions. Les auteurs eux-mêmes contribuent à la confusion terminologique; Couperin intitulera des pièces instrumentales : Sonates et Suites de symphonies en trio (1726), Corrette publiera (xv'^ livre) des Concerto de syjuphonie, Aubert donnera un Concert de symphonie en six suites et Papavoine, en 1757, annoncera de Grandes symphonies en concerto (œuvre IV).

En Angleterre, on observe entre les termes de concerto et de symphonie une synonymie analogue. Une symphonie de liasse, pour l'opéra Asteria, est publiée à Londres, successivement en 1750 et 1760, sous le titre de concerto^. Même confusion entre la symphonie et Vouverture. Allemands et Anglais désignent fréquemment la symphonie par le terme de (grosse ouverture, ou d'ouverture''. C'est sous le nom à' ouvertures que les symphonies de Haydn étaient connues à Londres à la fin du xviii" siècle. Symphonies de concert et ouvertures d'opéra ne se distinguaient point dans la pratique, et cela sans doute, par suite de la tendance de l'époque à projeter toute musique dans un moule théâtral, dans des formes d'expression intense et humaine "".

De tout ceci, il résulte qu'une étude sur la symphonie vers 1750 doit embrasser la suite ou sonate en trio. Le concerto et Vouverture ; elle devrait même s'étendre aux sonates de violon et aux pièces de clavecin. Mais, afin de restreindre le sujet, nous ne nous occuperons ici, que des pièces réservées à un « ensenlble instrumental », quel que soit du reste cet ensemble.

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