‹ L'Année musicaleChapitre 53 sur 159 · Ibid. Allegro spiritoso · texte numérisé non relu

Ibid. Allegro spiritoso

murando sempre (sic), etc. Les contrepoints par lesquels débutent les synmphonies de Talon ne sont pas sans analogie avec celui de vieux maîtres italiens, tel, par exemple, Brioschi. Mais plus frappante encore est la ressemblance des premières mesures de la symphonie n" I de Talon avec un des plus anciens quatuors symphoniques de Jean Baptiste Sammartini^ :

Allegro

^ '' ' ' " " " (Talon)

(Sammartini)

Allegro

Bien d'autres particularités achèvent de rattacher ces œuvres françaises aux vieilles traditions du style instrumental italien. Au point de vue de l'orchestration, deux groupes s'opposent^ en se distribuant les parties : les premiers et seconds violons d'une part, et de l'autre, les troisièmes violons et les basses-. Celles-ci sont écrites pour violoncelle et clavecin lequel, comme on en jugera par l'exemple suivant, était absolument obligatoire :

Non moins obligatoire paraît être la basse des cordes dont le dynamisme, s'il correspond à l'intention de l'auteur, mérite de retenir l'attention : ++ yst; 7b\\

y- [^ tff^ I [^ ^^

Vf Pf Vf Pf Des premiers morceaux ayant un caractère général à la fois sérieux et simple, et s'opposant à des Andantes Qi Finales tout différents par leur virtuosité brillante et ouvragée; telles sont les parti-

1. Paru à Londres (op. 1) en 1744 et qui présente la même coupe interne que la première symphonie de Talon.

2. Même groupement des trois violons et de la basse dans le recueil cité plus haut de Jean-Baptiste Sammartini op. II, paru chez Leclerc à Paris, vers 1751, sous le nom de Giuseppe Sammartini. Sur 12 symphonies (dont plusieurs sont de Brioschi) 6 sont écrites pour trois violons et basse. iMais le rôle du troisième violon est le plus souvent tout à fait effacé, et c'est sans doute pour plus de facilité qu'il remplaçait l'alto.

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