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Symphonie II, Finale

cularités distinctives du style de ce très intéressant symphoniste français dont nous prendrons congé en citant encore le début d'un Andanle {Sinfonia V) qui évoque d'une façon bien inattendue la fameuse danse d'Anitra d'Ed. Grieg !

Nous croyons nécessaire de dire ici un mot des premières œuvres de Gossec S dont, il est vrai, la chronologie ne semble pas facile à préciser, les œuvres I, II, III, IV de ce musicien paraissant seulement pouvoir se placer dans la décennie 17S3-1763. Au surplus, de ces quatre premières œuvres, nous ne connaissons que les œuvres I et IV. De l'œuvre IV, la bibliothèque du Conservatoire possède toutes les parties, sauf celle du premier violon '\ mais celle-ci se trouve isolée à la Bibliothèque nationale^. L'œuvre I" porte le titre ci-après :

Sei sonate a due violini e basso composte del Francesco Gossei Di- Anversa. Opéra prima. Gravé par Géron, Paris, Leclerc et aux adresses ordinaires (s. d.)*.

Gossec emprunte le cadre de ces sonates, tantôt à l'ouverture italienne, tantôt à l'ouverture à la française : les Ti'ios II et III débutent par des Adagios; tous les autres par des mouvements animés ; le dispositif est ternaire, et les Trios II et III se terminent par des Menuets.

Les Allégros sont monothématiques ou bithématiques (Trio V), à reprises^ avec rentrée après un travail de virtuosité, pendant lequel de longs passages brillants s'entrecoupent de points d'orgue {Allegro

1. Sur François Gossec (1734-1829), voir F. Hellouin, Gossec et la Musique française à la fin du XVIII" siècle (1903). Ce n'est qu'en 1737, le 15 avril qu'une symphonie de lui fut jouée au Concert spirituel (Mercw?'e, mai 1757, p. 199).

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