‹ L'Année musicaleChapitre 57 sur 159 · Trio V. Allegro · texte numérisé non relu

Trio V. Allegro

3. {^QOvgesCncneX. A propos du Crescendo, S. I. M., 15 février 1911

4. Mercure, avril 1750, p. 184. « M. Sohier l'aîné, premier violon du concert de Lille, joua seul avec le plus grand succès. » 11 exécuta, peut-être, ce jour-là une des Sonates à violon seul et basse de son œuvre I. Grâce à l'obligeance de M. Léon Lefebvre de Lille, nous sommes en mesure de fournir ici quelques renseignements biographiques sur son compte. Charles-Joseph Balthazar Sohier, dit l'aîné, fut baptisé le 6 janvier 1728, à Saint-Etienne de Lille. 11 était fils de Jean-Baptiste Sohier et de Marie-Joseph Hanot. En 1750, il était premier violon au concert

Simphonies à quatre parties, dédiées à Son Excellence M^' Vévêque de Tournay, composées par M. Sohier rainé, œuvre second, gravées par le sieur Hue, cliez l'auteur, à Lille en Flandre, M"'*' Hue, Leclerc, Castagnery^.

Généralement construites sur le cadre ternaire, sauf la Symphonie VI qui comprend quatre mouvements, dont un iar^'O 3/2 initial en forme de premier morceau d'ouverture à la française, disposé par entrées successives d'un caractère majestueux, et suivi, comme pour rappeler sa généalogie, d'une Fugue, d'un Andante et d'un Allegro, les compositions de Sohier affectent souvent (Symphonies III, IV, V) une statique tonale de caractère bien archaïque. Le style d'imitations y domine, et entraîne une grande surcharge de figurations. Presque constamment, le flot tumultueux des triolets de doubles croches vient buter contre des traits saccadés en rythme binaire. La basse ne présente guère d'intérêt, tandis que l'alto, assez émancipé de la tutelle de celle-ci, échange de menus dessins avec le deuxième violon.

Sohier multiplie les indications dynamiques, mais ne paraît pas se

de Lille. On le trouve, le 30 décembre 1754. comme musicien, à Tournai où il habite sur la paroisse Notre-Dame. A cette date, il épousait Marie-Anne.Ioseph Mallez. Sohier mourut le 29 juin 1759, et fut enterré à Saint-Etienne de Lille dont il tenait l'orgue.

Le 31 décembre 1749, il prenait un privilège pour des Sonates de violon qu'il publia à partir de janvier 1730 (œuvre I). Les symphonies de l'œuvre II doivent remonter à 1754, car elles sont dédiées à son protecteur, l'évèque de Tournai, et Sohier habitait précisément cette ville à cette époque. Il parut une seconde fois au Concert spirituel, le 26 mars 17.50.

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