Bib. du Conservatoire, Recueil
libérer de l'ancienne conception des effets d'écho. V Allegro de la Symphonie I présente un diminuendo, figuré par la série F. P. PP.
D'autres symphonies d'auteurs français parurent en 1754 au Concert spirituel. Citons la «symphonie nouvelle » de Désormeaux, jouée le 31 mars S celle de Chrétien exécutée le jour de la Pentecôte ^ et la « symphonie à cors de chasse » de Giuseppe Touchemolin qu'on entendit le jour de l'Assomption^. Malheureusement, aucune de ces compositions ne nous est parvenue, et, pour pouvoir juger de la production française à cette époque, il faut attendre l'année suivante et les tieuvres de Davesne.
Auparavant, nous dirons quelques mots de symphonies dues à un musicien étranger, probablement belge, mais qui se fixa en France, et dont l'œuvre II fut publiée à Paris à la fin de 1754, Antoine Màhaut*-
La Bibliothèque nationale possède cet œuvre 11 : VI Sinfonie a piu slromenli, ire a duoi molini, alto viola, violoncello o basso cùntimw, e duoi corni di caccia ad libitum, e tre a duoi molini, alto viola, violoncello o basso continuo, Da Antonio Mahault, opéra II. Paris, Leclerc. Bayard, Castagneri ».
L'intérêt que présente le recueil de Mahaut, consiste en ce que les trois premières symphonies qu'il contient, toutes trois dans le ton de ré majeur, comportent des cors de chasse. Le titre ajoute « ad libitum », car l'adjonction de ces instruments demeurait facultative, et on en vendait les parties séparément. Cette particularité explique pourquoi nombre de symphonies françaises, qui furent exécutées avec cors de chasse, ne nous sont parvenues qu'à l'état réduit de compositions à quatre parties. Celles des cors ont été égarées ou perdues, ou bien elles sont restées manuscrites. Tel est vraisemblablement le cas des symphonies de François Martin ^