Bib. nat. Vm' 1187 et
De nombreuses figures ascendantes en triolets, des dessins gracieux et mièvres, complètent une physionomie de style essentiellement «Louis XV ». Pour un familier du xviii'' siècle, le thème suivant, d'une allure de menuet et qui joue le rôle A' Andmile dans la IV^ Sonate, est aussi évocateur d'un homme et d'une époque que tel ou tel portrait souriant et poudré :
Ariagracioso
Cependant, Lamoninary nous donne parfois à entendre qu'il a été nourri des grandes traditions de l'art italien. Il est avant tout un violoniste et nullement un symphoniste ; comme tout musicien de son temps, il n'ignore point l'importance instrumentale d'un Tartini ou d'un Veracini.
C'est, essentiellement, l'écriture courante de la sonate italienne pour deux violons et basse. Nous n'en finirions pas à citer tous les procédés, toutes les tournures empruntées par Lamoninary au style italien, vieux ou neuf; l'exemple suivant, avec son rythme chancelant et syncopé, découle manifestement de Brioschi et Sammartini, acclimatés en France aux environs de 1744-1750 :
Mais une particularité typique consiste dans cet emploi invariable du MinueUo amoroso en guise de finale. Il s'agit, en vérité, d'un Tempo di minuetlo avec intermède et Da Capo. C'est là une méthode que Boccherini a rendue glorieuse ! Non pas que, chez ce