Bib. nat., Vm' 1943 (s. d
4. Sur Antoine Bailleux, voir Fétis et Eitner. Les six symphonies dont il va être question sont annoncées dans le Mercure de janvier 1757, II, p. 191. Sous le titre : Sei Hinfonie a qualro, alto viola e Ifasso composte da Antonio Bailleux.
3. De 1734 à la fin de 1737, le Concert spirituel joue un grand nombre de
mopolite et un négociant que ses fonctions tiennent au courant de de toutes les nouveautés qui affluent sur le marché parisien ; il a un métier solide, une science incontestable et, avec tout cela, on sent chez lui comme une impossibilité foncière à créer quoi que ce soit d'un peu original ou personnel. C'est un parfait professeur italianisant des environs de 1757 à 1760.
Les six symphonies du recueil de la Bibliothèque nationale^ comportent toutes trois morceaux : un mouvement lent encadré par deux mouvements vifs, lesquels sont toujours construits de façon traditionnelle. Jamais aucune barre de reprise dans les premiers morceaux, ce qui accentue encore plus leur ressemblance formelle avec l'ouverture théâtrale italienne. « Il existe, nous dit Scheibe^ des symphonies sans barres de reprise, de même qu'il y en a avec des barres de reprise. On peut donc, dans le premier cas, construire un morceau sans division, sans première ni seconde partie ; on peut le laisser courir sans interruption, jusqu'au bout : ce procédé s'applique aussi bien aux mouvements lents qu'aux /1^/e^ros. «Voilà qui signifie clairement que l'on peut ne point faire de développement dans un morceau symphonique, et c'est ainsi que procède Bailleux. Quant à la rentrée du thème initial dans le ton du morceau, elle ne se fait chez lui que dans les Symphonies n"^ 2 et 3: encore n'a-t-elle lieu que tout à la fin du morceau, en manière de Coda. Poursuivant son étude des règles de la symphonie instrumentale, Scheibe ^ nous affirme encore « qu'il faut plus de cohésion dans les symphonies qui n'ont point de reprises ; les idées doivent se tenir davantage entre elles, puisqu'elles se suivent sans interruption. Ces symphonies seront un peu plus étendues que les autres ». Dans sa scrupuleuse application des règles, nous verrons Bailleux employer le procédé relativement
symphonies italiennes : citons, le 12 avril 1734, une symphonie d'Alberti, les 14, 16 et 19 avril des symphonies de Geminiani et de Jommelli, le 25 mars 1755, une symphonie de Jommelli, le 27 mars, une symphonie de Zanni; puis, ce sont des trios de Lanzetti, des sonates à quatre, de Carlo Ferrari ; le 11 avril 1767, on entend la Tempête de Filippo Rugge, et le 8 décembre, une symphonie de Casali.
1. Vm'1329. Sei Sinfonie a quatro, Due violini, altoviola e basso. Dedicate Ail' iUiistrissimo ecl Eccellentisshno Mylordo Vîcecomte di Tallow, Colonello d'Infanterie Irlandese al servizio délia sua Maesta Christianissima, Composte da Antonio Bailleux, Paris. Bayard, Leclerc, Castagneri, gravées par Mn» Vendôme. Ces symphonies sont annoncées dans le Mercure de mars 1758, p. 153.