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Ibid., idem

nouveau du bithématisme, mais, en quelque sorte, milig-é ; il y a bien deux thèmes différents dans ses premiers morceaux, mais ils ne sont guère séparés et se relient presque toujours intimement l'un à l'autre. L'auteur, incontestablement, partage lavis de Scheibe ; il trouve que les « idées doivent se tenir davantage entre elles » dans ce genre particulier de la symphonie de chambre. Cela n'empêche pas les dites idées de se différencier, au point de vue du rythme ou de l'expression ; mais elles s'enchaînent presque invariablement et ne nous offrent pour ainsi dire point cette cadence ou coupure caractéristique du nouveau bithématisme.

Voici cependant un des seuls cas de réelle opposition des thèmes :

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n j OTliLT^

Très dissemblables, mais intimement liés, sont aussi les thèmes constitutifs de la quatrième Symphonie dont on remarquera le caractère italien très prononcé :

Allegro

4^i/j ^rm 1^

sotto voce

Au cours de ce même morceau, se trouve un dessin modulé en croches séparées que l'on croirait emprunté directement à une ouverture de Jommelli :

Nombreux seraient les exemples qui permettraient de rattacher

1. Sinfonia\. Allegro ma non Presto, a) Début; b) 2» sujet, majeur. L'Année Musicale. 19H.

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ces symphonies françaises à des modèles italiens : il nous faut cependant encore citer quelques débuts d'Andanles qui achèveront de nous convaincre des origines de l'art de notre symphoniste. Lesdits Andantes sont courts et généralement mineurs ; ils rentrent dans le cadre de la complainte assez peu originale qui coupe habituellement les deux mouvements vifs et bruyants de l'ordinaire de ces symphonies — ouvertures :

Andante

V Adagio lamenloso de la première symphonie a cependant une sorte de grandeur classique, avec un souffle plus noble et plus large qui se révélera dès les premières mesures :

Adagio lamenloso

' bis

De même que chez beaucoup de maîtres italiens, les finales de BaUleux, toujours de rythmes ternaires (3/4 ou 3/8;, ont tous des barres de reprise et, sauf un seul, sont construits à la manière de morceaux de sonate réguliers avec développements et rentrées, par opposition à la forme plus rudimentaire des premiers morceaux. C'est là une coupe presque constante dans la majorité des ouvertures ou symphonies théâtrales italiennes ; selon le précepte de Scheibe, lesdits finales ont tous un caractère vif et léger « de façon à être joués le plus vite possible ».

Italien, le langage musical de Bailleux l'est aussi, et au plus haut

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