‹ L'Année musicaleChapitre 71 sur 159 · Sinfonia IV. Andante e piano · texte numérisé non relu

Sinfonia IV. Andante e piano

degré, par l'emploi des procédés d'écriture. La répétition textuelle de phrases mélodiques, notamment :

l^F^ Violons

2?fo

est immédiatement suivie ici d'un magnifique exemple de ce crescendo que beaucoup qualifient de « mannheimiste ». Quoi qu'il en soit, la juxtaposition des deux procédés dans une même ligne mélodique nous a paru digne de remarque.

Qu'il s'agisse de la simple répétition des phrases ou même de deux ou trois syllabes musicales, ou bien du véritable écho, l'emploi de ce procédé peut revêtir un sens tout différent : il peut être, en effet, tout extérieur, mécanique et en quelque sorte extra-musical. Témoin ce thème, dont le caractère ornithologique évoque les « Vogelsangsrrotten » en honneur au xviii® siècle :

Et il peut être infiniment plus « musical » lorsqu'il est tiré de la nature même du thème, lorsqu'il ressort de l'expression de la phrase mélodique au lieu de se borner à une imitaUon plus ou moins puérile de bruits extérieurs. Même chez Bailleux, nous pourrions presque en citer un exemple ; au milieu des incessants « trémolos « qui remplissent le premier morceau de la sixième Symphonie, voici ce que nous trouvons :

L'allure « moderne » de ces nuances nombreuses retiendra aussi l'attention ; avec des idées assez souvent quelconques, il est curieux

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