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LE MILIEU

Nous avons essayé jusqu'ici de faire connaissance avec la personne même du baron de Bagge, de discerner ses ridicules ou ses talents. Il convient à présent de le situer parmi les nombreux musiciens qui furent ses obligés ; c'est ainsi qu'apparaîtront les réels services qu'il a rendus à la cause de l'art.

Nous insisterons sur les œuvres dédiées à Bagge qui sont évidemment la preuve de relations plus étroites. Il est assez difficile d'établir une chronologie, h moins qu'il ne s'agisse du séjour limité d'un musicien à Paris ; le salon de Bagge ne commence à être bien connu que vers 1760. On peut dire qu'en somme la date de 1775 sépare deux groupes de musiciens, le premier plus français, plus fermé ; le second plus cosmopolite, ouvert à toutes les influences de l'extérieur ^

Dès 1760 le baron de Bagge est en rapport constant avec deux éditeurs de musique connus : La Chevardière et Venier. Ce fait a son importance ; on n'a pas assez remarqué jusqu'ici la place que des éditeurs avisés pouvaienttenir dans la société musicale duxvm^ siècle. Que l'on songe au rôle que certains d'entre eux jouent à notre époque ! Les Le Clerc ou les Venier découvraient les musiciens, les mettaient en contact avec le public par une publicité bien entendue et se chargeaient surtout de les présenter à quelque Mécène. De

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