‹ L'Année philosophique (volume 2)Chapitre 17 sur 45 · v •■■ - Pascal, édil. Kaugi re, seconde partie, ch. III · texte numérisé non relu

v •■■ - Pascal, édil. Kaugi re, seconde partie, ch. III

2 Ibid, — La mi Lhode de Pa cal a i . notre temps, par un

SUR i. v Mi:M"ii;i: i.i i im \>.in v i i' <n m i i.i i i

Ain<i le moyeu que l'auteur des P< qous invite à eiti

ployer pour arriver .1 croire ce que qous avons jugé qu'il était de uotre intérêl de croire, esl défaire comme ti nous croyions, c est-à din- «if Huns obliger aux actes extérieurs par lesquels ceux qui croient expriment leurs sentiments el leur foi. Renouvier voit dans ce moyeu une application de sa théorie du t ertige mental, a Ton le représentation prolongée ou répéb dit il. devient une tentation ; donc celui-là môme qui réfléchit esl naturellement conduit de la pratique à la théorie, dans chaque ordre de conception. L'imagination prend peu à peu les (ormes appropriées aux objets donl on la frappe, el la

pens 1 découvrir des t i 1 - de (aire ce qu'on lait,

.1 assurer ce qu'on assure, el à s'en persuader. Qui veul croire croira. Faites comme si vous croyiez, pliez la machine, disait Pascal. La méthode esl infaillible, surtout si l'on tient -1 raison bien soumise, à quoi l'on p irviendra en se la représen tant ployable en tous sens, autre expression de ce même grand génie qui unissait les dons de la raison la plus forte à ceux de l'imagination la plus vertigineuse '. 0

Plus loin, Renouvier présente le conseil de Pascal 1 ime

[onde -ni- ■■ les forces mécanisantes de l'esprit humain, plus inniables que jamais, aujourd'hui que la doctrine de l'habitude el de l'association des idées, la théorie des antécédents

philosophe catholique, M Mau ■ ■ Blondel, auteur de l'ouvrage rem

quable intitulé : /.' le/i d'une i ■ de la vie el d'ui

la pratique. Comme Pasi • M Blondel convie l'incroyanl à chercher d

li pratique littorale du catholicisme la foi qui lui manque el donl il -

le besoin M . tandis que. pour Pascal, l'efficacité de cette métho

pliquail naturellement pai ce qu'il til sons le nom .

tume, M. Blondel ni i dans la foi acquise

que I.i récompei lalurelle de la bonne volonté qui 3

>urir. Il ne pai le pa s sous silence, commo s'il l'ignorai) "ti comme si i ll< yeux d

blo, l'explication psychologique du phénomène. \ l'incroyant qui mande comment on pouri mliance >'t sans hypocrisie m

Bervilité, en pratiquant ce qu'on ne croil pas, il répond Qu'on Bure el qu'on se détrompe, on n'a pas la foi nu

1 de pensée qu'on l'aura jama - i ctemenl l'esprit,

>•! l'esprit l'atteint encore ina Ma vue humaii humain

de ce qui parall juste et i a. au |U il

exige, nu acte naturel i n son intention : et, duos lion, il -

peul être ce que la simple intention ne renfi

delà vie surnaturelle qui, si el l'homme el qui i

se révéler qu'ainsi S qui l'odusquaient, s'il \

boni de -.1 sincérité, il rem onti

voulue. ■ (L'Action, \< i

Page 1