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c'est un instincl purement égoïste reste donc la question : D'où bous vient la perception '1rs droits des autres ? Adam Smith, dans - 1 théoi ie les sentiments morau c, a ouvert la voie à la solution de cette difficulté, en appelant l'attention sur une faculté qui assure la direction convenable de uotre conduite à I égard des autres Cette faculté, appelée ordinairement sympathie, ;i pour office d'exciter en chaque être les émotions manifesti par ceux qui l'entourent .. En attribuant nos actions bienfai santés à l'influence de cette faculté, en concluant que nous sommes conduits à soulager les misères des autres par le désir <lt> nous délivrer de la peine qui nous est causée par la vue de
misères, que qous sommes poussés .1 rendre les auti heureux parce que qous participons à leur bonheur, Adam Smith a mis en avant une théorie qui semble tout à fait Bâtis
faisante Mais il a négligé u lèses plus importantes applica
lions. Ne reconnaissant pas l'impulsion qui porte les hommes maintenir leurs droits, il n'a pas vu que leur respect pour les droits des autres peul être expliqué de la môme manière II m' s'est pas avisé que le sentiment de la justice u'est rien autre chose qu'une affection sympathique de l'instinct des droits personnels, une sorte de fonction réflexe de cet instincl he did nos perceice that the sentiment of justice is nothing but ympathetic affection ofthe instinct of personal rights, a sort of reflex function ofit . C'est bien cependant ce qui doit exister si cet instinct existe, et -1 l'hypothèse d'Adam Smith est vraie
Be trouve l'explication de ces dégoûts de conscient comme nous disons, que sentenl les hommes qui ont commis
- actions malhonnêtes. C'est ainsi que nous trouvons satis faction à payer à autrui ce qui lui est dû. De là aussi naissenl cette indignation qu'excitent en qous les récits de l'oppression politique et ce grincement de dents avec lequel nous lisons
- barbaries des marchands d'esclaves l. »
Cette explication du sentiment de la justice est développée (l uis le premier des ouvrages importants de Spencer. C'était él ce fut toujours, il faut le croire, son idée mai tresse en morale ; car ''lit' se retrouve dans v<>ii Autobiographie Le philosophe j revient, «m invoquant l axiome qui interdit de multiplier les
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mériterai! d'être plna connu, esl antérieur .1 cens où le système de IV lut n>n [1 contient nnc inl ritiqnc de lVaUlitariam
tbamiste
\ ) s l. INNÉE PHILOSOPHiyCE. 1906
[acuités, les causes, les principes explicatifs; quand un seul suffit pour rendre compte des phénomènes :
« Je crois, dit-il. que la justice est, comme la bienveillance, un sentiment compose et que l'un de ses éléments est la sympathie. Je Eus conduit à voir dans cette idée une conséquence de la doctrine d'Adam Smith. Si l'on admet qu'il existe une faculté dont l'office est d'exciterchez un être les sentiments d'un autre et que cette faculté agit concurremment avec toutes les passions de l'âme de manière à nous faire participer à tous les sentiment-, des autres êtres, il semble abstraitement que cette [acuité est suffisante pour faire naître ce respect euvers les droits d'à utrui sans lequel le bonheur social serait impossible. On peut donc admettre qu'une telle disposition est susceptible de produire ce résultat Or, dans cette supposition, il ne serait pas philosophique de conclure à l'existence d'une autre faculté distincte qui se rapporterait tout entière aux autres êtres. Ce serait supposer une multiplicité de moyens tout a fait, contraire à ce que nous savons de l'ordre naturel établi par le Tout-Puissant. Nous devons donc supposer que le sentiment de la justice est une combinaison de la sympathie avec quelque autre faculté. Quelle est cette autre faculté '.' .le crois que c'esl un sentiment des droits j^rsmin'-ls il esl évident
qu'une telle faculté est susceptible de produire le penchant
dont il s'agit. Dés lois, nous pourrions appeler la justice une
sympathie pour les droits personnels A^> autres, et l'analyse de no- propre- sentiments nous en fournirait la preuve.
Représentez-vous le sentiment d'indignation qu'on éprouve à
la lecture d'actes de tyrannie et d'oppression commis sur un
homme; et von- trouverez que ces émotions sont du même
genre que celles que produit en vous la violence faite a vos droit-; plus le sentiment esl puissant, pi US la ressemblance
esl -i ande :. »
c.e- passages de la Statique sociale et de V Autobiographie de Spencer me suggèrenl quelques remarques par lesquelles je voudrais, eu conclusion, préciser le- rapports de la psychologie afïed ÏVe et de la morale.
Il me parall d'abord que le philosophe anglais n'aurait pas dû se bornera constater l'existence de cette faculté de sympathie, dont il étend, avec raison d'ailleurs, l'application au senti nt des droits personnels II semble la considérer el la