‹ L'Année philosophique (volume 2)Chapitre 27 sur 45 · MÉTAPHYSIQUE. PSYCHOLOGIE · texte numérisé non relu

MÉTAPHYSIQUE. PSYCHOLOGIE

i. i PHILOSOPHIE DES SCIENCES

BAILLE Loi i- — Qu est-ce que la science? broch. in-16, Bloud ; 77 p

Cette brochure comprend cinq chapitres : i. La notion de las . ii. Les conditions de la connaissance parfaite ; m. Le relali

visme; iv. Le concept de science ; \ La philosophie est elleunescien

Qu'est-ce que la science ? C'est, répond l'auteur, la connaissance arrivée à un degré relatif de perfection el destinée à se perfectionner encore p. 10 . Partant de cette notion confuse de la science, il analyse lr< conditions de la connaissance parfaite, el cette analyse le conduit à la définition aristotélicienne: '

nce est la connaissance par les ( -t la causalité, dit-il,

qui donnée l'affirmation scientifique son caractère d'évidence supérieure. Quand le savant affirme en vertu </<■ la cause, il ;i le sen liment éminemment satisfaisant du com\ ris: parce qu alors l'assen timenl el ^<>n objel procèdent en quelque sorte <!<•> me mes principes; <lc même que, dans la réalité, ce — « • i » t les propriétés spéciales du prisme H celles du rayon solaire qui déterminent la nature du spectre, <!»• même dans l'esprit du savant, c'est la i naissance des premières <|m cause la connaissance de la seconde, la représentation intellectuelle s'adapte le plus parfaitement p

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sible ,i la réalité, en se modelant sur elle, en se formant comme

«•Ile (|). 57). »

.M. L. Baille montre que La définition aristotélicienne de la lue s'accorde avec tout ce que h'- exigences les plus modernes oui de plus fondé. Il rappelle qu'Aristote et saint Thomas entendaient le mot cause dans sa plu- large acception. ■ Toul ce qui influe d'une manière quelconque sur La détermination d'un objet, les éléments même constituants d'un composé sont. pour eux, de- causes Vinsi connaître l'eau comme une combinaison d'oxygène ri d'hydrogène, c'est, aux termes de la définilion aristotélicienne, savoir déjà d'une véritable science, mais d'une science initiale, tant il reste à apprendre sur l'eau et Bes composants p. 62 .

lie lu définition aristotélicienne de la science, qu'il tient avec raison pour justifiée, M Baille conclut que c i.i philosophie peut revendiquer comme sienne lu méthode scientifique, si l'on entend par l,i l'ensemble des procédés rationnels fondés sur le principe de causalité ». Il n'y a. selon lui, o aucune raison valable d'exclure la philosophie du concert des sciennes, quand on entend par celle exclusion refuser a l'espril le droit et l'impossibilité d'atteindre par voie de strict raisonnement les résultats ultra-sensibles, et de remonter par la même voie jusqu'à la source même de l'Etre p. 73) ».

Nous n'avons rien a objecter a cette conclusion générale. Nous avons toujours dit que la philosophie présente les caractères d'une fondation cl d'une évolution scientifiques. Ce qui ne nous empêche nullement de reconnaître qu'entre la science proprement dite et la philosophie, il y a une profonde différence el même une sorte 'I opposition. La science proprement dite fail connaître le monde physique, le monde de la perception et de l'observai ion* xternes, ici que le lui présentent ce- formes de la sensibilité, L'espaceet la i ausalité mécanique ou motrice : c'esl une connaissance relative ou symbolique. La philosophie fail connaître, dans leur nature ne, - n'en déplaise aux disciples d'Auguste Comte, — les clic- dont se compose ce même monde, c'esl a dire dépouillés par la critique idéaliste de leurs qualités 31 i ondairesi l primain elle montre dan- l'existence pour soi, dan- la conscience, la vraie el ull ilitc : « es! une connaissance absolue.

BIERVLIE1 l. .1. vas Causeries psychologiques.

i rie in 16. Gand, A Siffer; Paris. V. Alcan; !•>:. p .

Mou- avons par pychologiqw âérie, dans

l'Année philosophique de 1902. p. 1 :î T . Celles de la - série qui forment le présent volui I au nombre de quatre : i. Vévolu-

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