livre, qui traite de la vie future, esl <l pi cha
pitres: [. La survivance personnelle; n, 1 naît; ui. Y a-t-il
peine* éternelles^ IV. Le séjour des morts ; v. La fin du mal : destruction des rebelles ou salut universel", vi. Le bonheur à venir; vu. Le chemin de la vie. Les chapitres qui nous paraissenl offrir le plus d'intérêt sont ceux où sont examinés les problèmes e-chatologiques: le chapitre m sur les peines éternelles ei le chapitre v sur la fin du
mal.
M. P. Vallotton oppose à la doctrine des pein< - [éternelles « le triple verdie! du cœur, de la raison el de la conscience ». Le cœur prononce que les sauvés, ceux que l'Ecriture appelle justes, ne sauraient dans l'au-delà, cire insensibles au malheur éternel de leurs frères réprouvés et qu'ils seraient donc condamnés à en souffrir éternellement. La raison ne peut admettre <• que les fautes
d'un être bOmé et fini tel que l'homme, (\v^ fautes commises dans
un temps courl et limité, puissent entraîner une punition infinie en durée ». La conscience ne peut voir autre chose qu'une « cruauté inutile ii dans « un malheur qui doit durer toujours, sans fin ni trêve p. 82 et suiv.) ».
L'auteur a, d'ailleurs, soin de montrer que les paroles du Christ ordinairement alléguées en faveur des peines éternelles ont été mal interprétées. « Une exégèse impartiale, dit-il, a fini par faire justice dea contre-sens traditionnels et l'on sait aujourd'hui que périr veut dire périr, non souffrir aux siècles des siècles (p. 90). »
Dans le chapitre v. M. Vallotton expose les arguments sur lesquels s'appuie la doctrine de l'immortalité conditionnelle.
« Ceux que le Créateur a doués d'une volonté libre ne peuventils pas en mésuser toujours pour tenir en échec la volonté
divine.' Ne peuvent-ils pas continuer dan- I au delà a gâcher leur
vie .' Cela est d'autant plus possible qu'il entre évidemment dans le plan de Dieu d'avoir pour la liberté morale de l'homme un respect absolu, de la solliciter, de l'attirer au bien, mais de ne jamais la forcer.
ajoutez a cela que l'abus «le la liberté raie mène a la diminution graduelle dé cette libelle, puis a -a suppression dans 1 i clavage du mal et l'endurcissement ■■■
Disparaître, sombrer dans le néant dune complète et éternelle inconscience, malheureuses victime- de cette sorte de suicide moral qu'est l'impénitence irréductible et incurable, périr, en un mot, ne plu- cire, d'après de lie- nombreux passages de l'Ancien et du Nouveau Testament, des Evangiles et des Epitres,
<e sera le sort final des 1101111111'.- irréc Niable- vis-à-vis de
l'ordre divin, s'il \ a de tels hommes (p. 150). »
Les universalisa a l< 9 théologiens qui défendent l'opinion du salut universel soutiennent qu'il ne saurait y avoir de tels hommes; que tous opteront en fin de compte pour le bien : que
Dieu sera finalement vainqueur de tous i dan- ce duel étrange
l'ILLO.N 1:1 \ M HIIILIOi'iRAPIIIUl E
où la créature a le redoutable pouvoir de Faire échec au Cr< leur I i. esl selon notre auteur, le .t. uni mystère, un mys tère de liberté p. 15*3 il conclul que le salut universel peul être l'objet, non d'une croyance assurée, mais d'une légitime espérance. Ce qui lui parail autoriser cette conclusion, c esl le rail des inégalités choquantes qui distinguent les homnv has
quant aux facilités d'opter pour le bien el contre le mal |». 152