‹ L'Année philosophique (volume 2)Chapitre 38 sur 45 · I . Noos croyons i a • ici les \ uea qu · texte numérisé non relu

I . Noos croyons i a • ici les \ uea qu

l. Vil (, BI-8S, L IX, i

dans I Innée philosophique «le

l'année PHILOSOPHIQUE. l'J06

« Ce que nous savons de Manzoni, et de la société où il avait vi eu pendant cinq années (la société des idéologues français] ne permet pas de croire que sa conversion ait été une action faite à la légère, par caprice ou convenance mondaine: il est certain que dés le premier moment le catholicisme de Manzoni a été cette croyance profonde et entière où il dut persévérer toute sa vie. Comment en esl-il venu là ? La question dépasse la personne de Manzoni ; car en môme temps que la sienne se produisaient des conversions en somme pareilles : seulement la sienne, étant donnés ses antécédents, était plus remarquable que d'autres.

« S'il avait donné des marques d'une complète indépendance à l'égard de l'Eglise, s'il avait protesté en vers contre l'avarice du clergé, contre le célibal des prêtres, contre la tyrannie pontificale,

s'il avait comparé Rome à un lieu de déhanche et les cardinaux a une bande «le loups, il n'y avait rien la qu'on ne pût trouver dans les écrits de très fervents catholiques; mais en somme il n'avait pas montré les allures, et au fond n'avait eu rien du tempérament d'un sceptique : très épris de vérité et de sincérité, oui, mais aussi très désireux de solutions, de ces solutions complètes où l'âme se repose et s'épanouit.

.-< Surtout, et voici le point important, et si tout le reste de la vie «le Manzoni devait en donner la preuve, son retour au catholicisme en est l'indice «'■(datant, il « (ail moraliste. Par exemple, toul fin lettré qu'il est, il ne pourra s'empêcher de mêlera la critique littéraire des considérations morales qui vraiment n'y ont que faire. Il avait le goût passionné de la vie intérieure, de ses pensées el de Bes joies, de Bes luttes et de ses victoires; tous les

physiologistes el tous les historiens du monde auraient 6U heau

taire ; les faits sociaux comme les faits naturels, la science comme la philosophie devaient rester au second plan de sa pensée, ou même être sacrifiés, -i la momie l'exigeait. On peu! croire qu'en suivant Cabanis dans ses recherches sur la nature de l'âme, ou Fauriel dans ses études sur l'histoire des sociétés, il cher. hait.

lui. une morale, qu'il n'y trouva point... D'autre pari, si .Manzoni

,i un profond besoin «le croire, el une grande force de tendresse, le sentiment religieux n'a pas chez lui la forme exaltée du mysticisme, il n'esl pas plus un esthète; le catholicisme sentimental cl artistique d'un Chateaubriand n'esl pas bod fait; il a lu le i, n\ du christianisme el s'en es! un peu moqué. El puisque ce n'esl pas par intérêt que Manzoni devient catholique, ni par p sion politique, bien au contraire, car Bon catholicisme el bod patriotisme italien auront, a certains moments, quelque peine .. ntendre, ni par mysticisme non plus, ni par sentiment artistique, ni non plus par espril philosophique, ni enfin, par un retour Bpontané a une loi qu'il n'avait jamais eue. — il reste que ce Boil par le désir d'avoir une morale el la persuasion qu'en

III LOS. - 1:1 \ i I BIBI [OGRArtlIQl I

dehors <i n christianisme il n'y <-n avait pas d'assez cohérente, d'assez exacte, ni d'assez tu cessible ;« la généralité des hommi

i u Manzoni avail bes de -<• Ben tir «-n accord avec les

autres hommes, d'établir >.i vie Bur des principes «jni lui pussent être communs avec tous : cette Bympathie pour les humbles, <|m lui .1 dicté quelques unes « J • • ses j >1 u -^ belli pa est, d'une

part, vraie charité et vraie pitié; mais c'est aussi persuasi [ue

tous les hommes, grands et petits, Boni une Beuleel même matière morale, que leurs voies intérieures Boni profondément solidain

-I par là qu'il était, d'instinct, tout le contraire d'un individualiste, («"il en étant, d'autre part, le contraire d'un social exclusif é la façon des économistes du zviii* Biècle. El ce n'est pas -i conversion au christianisme qui lui .1 donné tout cela : ce sont là plutôt les éléments dont a été formé Bon christianisme. Ainsi Manzoni, et toute une famille de consciences délicates un ni i •-le-, frappées des insuffisances <lr la philosophie et des dan gers de la complète liberté intellectuelle, dégoûtées du déisme ;i l.i Rousseau auquel le déisme a la Kobespierre avait beaucoup nui. inquiètes du déséquilibre évident des esprits et \>< Bées de retrouver la |>.iix et l'assurance intérieures, se laissèrent

e moment, «■! après une période d'incrédulité absolue, ramener définitivement ;i la religion |». 251 et suiv.). u

MÉNÉGOZ E.). — La religion et la vie sociale i broc h. m n. Pischbacher : 33 p.)

Cette brochure contient la leçon d'ouverture faite par M. M L-'i/. ;i la séance <!<• rentrée de la Faculté de théologie protestante de Paris le 6 novembre 1905 Le - ivant pro ir y traite <lu

rapport qui lui parait exister entre la \ ie sociale el la religion et, par suite, entre la religion et la morale, et, par Buite, du rapport «lui devrait, Belon lui, exister, entre les Église tat.

après avoir montré que la \ i<- bo< iale est inséparable de la vie morale, il B'applique .i établir que la morale est inséparable de la religion, dont elle est un des éléments constitutifs l < possibilité d'une morale indépendante, c'est .< dire séparée '!<■ la religion, lui parait • une grande erreur qui lient .< un manque de perspicacité psychologique et a uni- faut ception de la rel p, :> ».

\ \ ec l.i ini en Dieu, dit-il, s'en \ .i aussi la croyance •> une Banc lion de la loi morale. Point de Dieu, point de loi, point de devoir, point de péché, |>"ini de châtiment. La morale s'effondre avec la religion. El la vie sociale en Bubil !<• pernicieux contre-coup (p. 6

s la morale, ^.ms laquelle uni t<- n<- pourrait subsister,

est inséparable de la religion, tout essai d'éliminer la religion de

l'année PHILOSOPHIQUE. I9(li>

I,i vie sociale ne peu! avoir que des effets désastreux. Le caractère moralisateur de la religion impose à la société le devoir de la cultiver, de la propager, de la favoriser par tous 1rs moyens légitimes qui sont à sa disposition [p. 8). »

Si tel est le devoir de la société à l'égard de la religion, il faut repousser comme Taux le principe de[la séparation de I Église el de l'État. La conséquence qui se déduit du rarpporl qui existe entre la religion et la vie sociale, c'est que l'Etal et l'Eglise ne devraient pas être séparés. « Selon moi, <lil M. Ménégoz, l'idéal, c'est, non la séparation, mais l'union de l'Eglise et <!<• l'État > (p. 12). El plus loin : o Les parents sont des autorités divines dans leurs familles, et les gouvernements des autorités divines dans les nations; et ils sont appelés, comme tels, à élever reliusement et moralement les enfants, les citoyens, les peuples qui sont plan'-- sous leur direction, En éliminant l'enseignement religieux de leur lâche, ils sont infidèles à leur mission. Voilà pourquoi je suis opposé en principe à la séparai ion de l'Eglise et <le l'État [p. 15). »

M Ménégoz reconnaît, d'ailleurs, que l'union de l'Église et de I État esl devenue, en France, une impossibilité, «•! que L'obstacle a la réalisation <\r cr qui serait, à ses yeux, l'idéal est L'Église catholique, « qui a fini par former un Etat dans l'Etat, et, ce qui aggrave la situation, un Etat gouverné par un chef résidante I et ranger (p. l'J) ».

Nous ne saurions admettre, — est-il besoin de le dire ? — les vins brièvement exposées dans cette brochure sur les rapports de la religion et de la morale, sur la mission morale et religieuse du pouvoir civil et sur le principe de la Séparation. Il nous parait que l'auteur B'esl borné à un examen vraiment un peu trop superficiel de ces grandes questions.

REYNA1 h (P.Stanislas). La question lociale et la civilisation païenne (in-12, Perrin; kliii-302 pi.

volume fait suite à ceux que l'auteur a déjà publiés sur la civilisation païenne et qui sont au nombre [de quatre : La civilisa tion pa'iennt et la Morale chrétienne 1900); /." Civilisation paienm la Famille 1901 : /.</ Civilisation païenne et la Religion [1902 : l.n ii ilisalion païenne et la Politique (1903 Nous avons parlé de ces ouvrages : dans ['Année philosophique de 1900 p. 213 . dans celle de 19U1 p 259 . dans celle de 1902 p. 204 et dan- celle de 1903

Le nouveau livre du P. Reynaud a pour objet de montrer i

en était la question des richesses au moment des splendeurs de la civilisation païenne, et quels progrèa furent réalisés au poinl

lin "\ . ItEVL'l m M l'i'.r. \ ru l'.'i l.

de \ iconomique, -mi- l'impulsion tir lésus-ChrisI ■ •! de

docl n 1 1 / tion, p. xv i) Il ti en <l"U/<- chapil i es, >l<- la

répartition, de la production •■( de l'usage <!<■- rich< les

, païennes el de la réforme sociale que le chrislianism< opérée par son acl ion 3U r les

i uteur a pria Boin de résumer lui-même clusion

raies, auxquelles nous ne voyons pas que l'on pu lire de

sérieuses objecl ions :

D'abord, la répartition des richesses laisse beaucoup à désirer dans la civilisation païenne. A Sparte, à Athènes, â Rome, mal L'iv les efforts des législateurs el les remontr-anc< philo-

sophes, il y eul toujours deux catégories bien distinctes < i * citoyens : les citoyens riches, aristocratie cupide el jalouse qui accaparai! tous les biens, el les citoyens pauvres, la plèbe, .1 <|ui il fallut toujours faire des distributions <!<• vi\ res ou d'argenl ..

I n production fui aussi mauvaise que possible. Les sources normales de l'enrichissement, i dire le travail agricole, le

travail industriel, le travail commercial furent systématiquemenl négligés ou dédaignés par la civilisation antique. Grecs >l

tains, soldats par tempéramenl el par éducation, n'apprécièrenl que la guerre el le métier de guerriers

Du moment qu'on méprisai! ou négligeai! les moyens times de s'enrichir, <>n étail fatalemenl conduil ;i employer! moyens anormaux et illégitimes: les Grecs comme les Romains

n'y manquèrent point. Chez les uns c me chez les autres, la

principale el presque exclus urce de la fortune publique <•!

mes privées fui le pillage el l'exploitation rapa< pays i onquis

l. usagi des richesses ne valul pas mieux que leur production. Les États, comme les particuliers, durant les belles années du paganisme, s'épuisèrent en dépenses mauvais* s et inulilt s. Les Képubliqui el la République romaine, vivant pour la

rre el par la guerre, se ruinèrent en dépens Quant à la fortune des riches particuliers, elle fut employée aux plus folles prodigalités du lux.-. El chose lamentable, il n'j avait pas de place pour les œuvres <l<- bienfaisance Les budgets <lr l'assistance publique et de la charité privée n i On

ne songeait m aux es< laves, ni aux infirmes, ni aux vieillards, ni ucune cal ssiteux

Jésus o 1 1 1 1 — la production <!«' la richesse dans la bonne > et il a fié ri énergiquemenl les violi le pillage, les

vols, li irsions, les rapines, les exactions, !>•- pécul

fraudes, les usures ,

I 'inmc conséquence 'i^i travail agricole, industriel, commercial, ." cepté et pratiqué par lea hommes libres, on ne tarda p

l'annbb PHILOSOPHIQUE. 1906

voir se produire, dans [es sociétés chrétiennes, une répartition plus équitable des richesses...

« Quant a l'usa tre des richesses, le christianisme a fait des prodiges pour l'améliorer... .Non seulement les excès païens ont été réprimés; mais la meilleure gloire du christianisme est d'avoir fait jaillir une source de dépenses absolument nouvelle et inconnue de l'humanité antique : la source des dépenses de charité

(p \\ l-.WVll). »

SABATIER (Paul). — A propos de la séparation des Eglises et de 1 Etat, nouvelle édition, complètement revue et très augmentée (in- 1 2, Pischbacher; lxxxiv — 216 p.).

La première édition de cette brochure est de 1905. Nous en avons parlé dans VAnnce philosophique de 1905 p. 2!i:t; : et nous n'avons rien à changer à l'appréciation que nous avons faite du chapitre qui en est la conclusion, et où M. P. Sabatier examine quels seront les résultats de la Séparation des Eglises et de l'Etat.

La nouvelle édition contient, outre des notes intéressant) curieuses ajoutées au texte, une préface entièrement nouvelle et un appendice documentaire qui fail connaître el permet déjuger la mentalité cléricale. La préface, écrite le 14 mai- 1906, es! for! remarquable; nous en détachons le pas suivant, qui nous

parait mériter particulièrement l'attention <•( que nous tenoi mettre sons les yeux de nos lecteurs :

a Les pères du concile du Vatican, malgré leur clairvoyance, ne se doutaient pas du terrible instrument qu'ils niellaient entre les mains du pape, en proclament son infaillibilité.

« Les choses en -.ont ;i ce point que l'avenir du catholicism<

vraiment suspendu à une parole de Pie \.

■ Les affaires de France ne sont qu'un épisode. En acceptanl ou <'ii refusant les associations cultuelles, le pape décidera une question de principe infiniment plus haute, il décidera si, oui ou non. la democrat ie est une hérésie

« Les catholiques du genre de M Lacroix évèque de Tarentaise ~"nt certainement une minorité, <•! ceux du genre de M Drumont, malgré leur tapage assourdissant, ne sont pus plus nombreux : c'est entre ces deux minorités que le pape va juger, c'est vers cette gauche ou vers cette droite qu'il dirigera la ma des fidèles; nous pouvons être heureux d'être spectateurs d<' ce grand moment historique. Il n<' faut cependant rien exagérer, la situation n'est grave qu'au point de vue sentimental, car il n'est au pouvoir île personne, pas même <\\> pape, de diriger les événement - .

PILLON. — REVUE liiiil.iin.u M'in < >i i:

i i I '. comme elle, bien d'autres peuples onl contracté une sorte de mai vec les idées démocratiques La

I isc a lui lutii < ••• qui était «mi Bon pouvoir pour i mi cher cette union Mais, maintenant que l'union eal consommi i I h-.- I.i bénira-t-elle <ai la maudira-l elle '

Si l'union eal bénie, la i rance continuera à vivre, tanl bien que mal, avec I Eglise, commeavec une mère qu'on aime el qu'on respe< te, quoiqu'elle représente une génération p

Si l'union est maudite, l'Eglise, d'un geste plein <!<• grandeur, .Mira renoncé â la place qu'elle occupait, el le jour viendra bientôt <>ii la carte de la France catholique correspondra ponctuellement a la carte « I « - la France illettrée I intons sans roules el -.m- écoles Beront les derniers boulevards de l l cendants verront se renouveler le phénomène qui marqua la lin de la civilisation païenne, lorsque le mot * i t - paganus, paysan, prit l<- sens de païen. A la fin «lu \\ siècle, paysan deviendra >\ non} me il*- catholique p i.\wu .

SALOMON Michbi L Esprit du Temps in-42, Perrin ; 336 p.).

Il \ a là u il»- enquête sur la Philosophie, la littérature, i'Art, la la Religion, ['Opinion et les Mœurs, conduite avec - faite avec

conscience, où l'on souhaiterait toutefois plus de n par là

même aussi quelques arrière-plans. On Bouhaiterait aussi des conclusions |>ln- fermes. Une enquête doit aboutir. Et celle ii<- M Salomon 3e terminée l'avant dernier • - 1 1 . 1 1 » i ( : est

dément ••«•ni el pensé. Le chapitre sur la P est vague Le chapitre Bur la Littérature est long : il y passe in'p de monde. Le morceau sur ['Opinion et le» Mœurs est meilleur. Un le lit avec plaisir La Religion, donl il nous est parlé en dernier lieu, ne semble pas avoir très heureusement inspiré l'auteur. On dirait qu'il ne se sent |>a- à l'aise but cette terre éti

ime toute, malgré des qualités très réelles «I observation el copieuse information, il ne nous j >. i r. « i t pas que I auteur ail • r . » 1 « sujet, l eure, avouons-le, était difficile à tenir 5 ompter

que l Esprit <ln temps présent est, dans son ensemble emb ir-

rassanl .i M. N tlomon n'était pas obligé de percevoir une

note dominante dans une simultanéité d'éléments d'égale inU site sonore Je crois pourtant qu'il eût mieux réussi son œu) s il avait franchement reconnu l'impossibilité de conclure el justille cette impossibilité par dea faits élaborés rn argumenta II dans VBsprit <ln Temps plus que des pro - de talent. I

trouve aussi la matière d'un excellent livre Le l d'avoi r ache^ é -a cro -

STAËL Baronne de ).— Des circonstances qui peuvent terminer la Révolution et des principes qui peuvent fonder la République. ouvrage inédil publié pour la première foisavec une introduction ,•1 des notes par John Viénot in-8°, Fischbacher; C-352 p .

Il |';lUi remercier èl féliciter M. .1. Vienol d'avoir publié cet ouvrage, resté inédit, qui fail grand honneur à M™ de Staël, et qui, j',,,1 intéressanl au point de vue de l'histoire de la Révolution française, mérite l'attention de tous ceux qui s'occupent de philosophie poli) ique el sociale.

Dans l'introduction dont il l'a fait précéder, l'éditeur croit pouvoir préciser, d'après l'étude attentive du manuscrit, l'époque à laquelle il a été rédigé (premier moisde l'année 1799 . et il explique

,- ient il sefaitqu'iJ n'ait pas été publié par son auteur. Après

I,. i8 brumaire, qui terminait la Révolution par le pouvoir personnel, c'est-à dire d'une manière très opposée à ses vues, Mme de Staël avail laissé, comme désormais inutile, son manuscrit dan- ses papiers. < Lorsqu'elle fut ensuite exposée aux visites domiciliaires de la police impériale, elle le confia à son amie M". Kécamier, de qui le tenait sa nièce M11, Lenormant, < n i i le légua elle-même, en 1885, à la Bibliothèque nationale [Introduction, p. x). ».

I. ou\ rage comprend une introduction, deux parties el une conclusion. L'introduction contient des considérations générales sur l'égalité politique, la souveraineté et le gouvernement repré- S( niai ii. La conclusion esl intitulée : De la puissance de In raison. La première partie esl divisée en six chapitres : i Des Royalistes; u. Des républicains; m. I>< l'opinion publique; \\ l> - mrnaux; v. De l'usage dupouvoir; vi.Des lois révolutionnaires. La deuxième partie se compose de quatre chapitres : i. /'<■ /-' constitution ; u. Des vains; ni. Des religions; i\. Des devoirs politiques, des vertus et des , i imes politiques.

i-e tous ces chapitres, w in -a Bignaler particulièrement li' chapitre m il«' la seconde partie. L'auteur y montre ,1 , ,i,,. ni que la moralité des hommes a besoin du lien <!«■- idées ,-, ! : que ce lien esl surtout nécessaire dans une république :

, Lorsque Montesquieu remarqua que le principe des républicains i lail l.i vertu, il lui obligé, dans le développement, de citer des exemples d< respecl religieux pour le serment. Chez anciens, on n ■> point eu l'idée d'une vertu totalement distincte de idées reli( L'amour de la patrie est ungrand mobile, mais,

outre qu'il B'affaiblil en proportion de l'étendue du pays, «lu nombre des concitoyens, jamais il m- suffit pour nous éclairer avi c ' ' rtitude Bur ce qu'il faul au bien de relie patrie. Tri voit

PII LOX. UB\ i I UIBI lOGRAPIIIOl i. •. , I

son Balul dans ta guerre, tel aulre dans la paix, l«-i dans I ob< sauce, •<•! autre dans la révolte, i«-l dans l'unité, tel dans la fédé ration I. < morale, <•! la morale liée par les opinion donne seule un code complcl pour toutes ions de la vie, un

code <|m réunil les hommes par un< préliminaire indispensable de toul <•unir.it -... i.ii p. 213) Ouclle esl la religion qui convient ;i la Uépubliquc fra M d( irte la religion catholique, parce que, dit-elle,

stème de la République I te peul der qu

admettant partout !<■ raisonnement comme ! de toutes les

is et de toutes les idées i|>. 22 enl donc qu'il

faut choisir entre le culte des théophilanthropes, qui esl d< tion toute i le culte protestant, qui 8e rattache à une

longue liste de souvenirs religieux |>. 221 i près avoir

reconnu que les deux cultes se rapprochent dans leurs principes ;entiels existence de Dieu, immortalité de I âme . ■ - 1 1 « - •

sons qui doivent, yeux, décider l'option pour le prol

lanlisme :

Les Lhéophilanlhropcs sont certainement d< lents de

l.t République Créés pour la défendre, il n • aindre

qu'ils en désertent jamais la cause, mais il esl peut-être trop évident aussi qu'ils onl une mission politique, el le peuple les

arde jusqu'à présent comme des réunions de parti plutôt que comme des sociétés religieuses. Les piMi.--i.uii~ sont i <!<• la liberté H de l'égalité, par l'organisation o le leur

culte el de ses mini-tir-, par les luttes qu'ils onl ues

contre les catholiques, contre les épiscopaux anglica les doctrines des pouvoirs despotiques el de la : i

peut-être que le culte protestant, ne rappelant tucune

distinction de parti, tateurs seraient cru tant la

République comme d'accord avec les idé< ilte

des théophilanthropes esl trop souvent traité | ;m moyen politiqui . el non comme une fin,

les prolestants, leur ministres, les p; bli,

onl été jusq i .i ce jour renom >ur leur m ins

les rangs des théophilanthropes, il ni

i n g p 22 ' ■ curieux chapil n p

proche de I art icle que nous ù\ • ur un -

Itl.ilil ;, et où nous connu :

Nos libres-penseui des paj - ; itins m ment cet te ni re la familli

polil ique, il y a plao [ue

morale ou association d'ordre purement spiril pour un étal d hommes sont

l'année PHILOSOPHIQUE. l!ll>6

lois ' qui n'emportent avec elles aucune contrainte, a C'est la définition kantistede la société religieuse, de l'Eglise. Entendue en ce sens large, l'Eglise paraîl un organe essentiel de la civilisation et du progrès, parce qu'elle nous faii sortir de cet état d'isolemenl que Kant a appelé état de nature moral...

«Poursortir de l'état de nature moral, deux voies s'offrent à ceux qui, en fiance, ont rompu avec le christianisme sacerdotal et autoritaire : ils peuvent se rattacher à la grande tradition du christianisme indépendant, en apportant leur adhésion ei leur concours à quelqu'une des branches du protestantisme qui existent en notre pays; — ou bien, ils peuvent s'efforcer de fonder une religion nouvelle, une Eglise nouvelle, de nom nouveau, C'est-à-dire sans base dans l'histoire, s'efforcer d'organiser en

religion positive, ce qu'on appelait au siècle dernier la religion naturelle. La première de ces voies est sans contredit la plus

facile et la plus sûre : elle doit être préférée de tous ceux qui se

font une juste idée du protestantisme, de son esprit essentiellement antonomiste, de sa fécondité passée et de sa fécondité possible dans l'avenir. ' »

VALMOR (Josi ni Conditions et limites du gouvernement par la

majorité (in-12, Société française d'imprimerie et de librairie; 470 p.).

M. Joseph Valmor est un sage, adversaire de l'esprit de parti, très mécontent de la manière dont il J voit aller les choses en France el donnant de ce mécontentement dos raisons presque toujours plausibles, exprimées avec modération. Les réformes qu'il conseille el dont plusieurs ne sauraient être accomplies sans un changemenl radical de l'esprit public, sont loin, prises en elles-mêmes, d'être impraticables Malheureusement les lois dérivent <\r^ mœurs au lieu que celles ci en dérivent 11 y a là un 3ophisme de non causa pro causa; les réformateurs > sonl sujets, ;i commencer par les réformateurs de circonstance. Et c'est pourquoi les réformes de M. Valmor ne sortiront pas, j'en ai peur, du livre ou il les réclame.

I i braves gens qui le liront trouveront sans doute « <pi il y a beaucoup de \ rai ■ dans son ouvrage Je souhaiterais qu il \ eût un peu moins de braves gens pour le lire el un peu plus de députés el d< sénateurs pour l<- méditer. Le jour où, guidés par M. Joseph Valmor, les membres de notre majorité parlementaire consentiraient .1 faire leur examen d<- conscience, el à tenir compte dans leurs actes ultérieurs ^\r> résultats de cet exa-

1 1 itique philosoph ie, I VIII, p. 191.

PILLON. RBV1 i: BIBI IOGRAPHIQ1 E

nu h, nous ne verrions revenir ni les beaux jours du Paradis terrestre, ni même ceux de l'Age d'or Noua verrions du moins

refleurir un âge d'argenl lil ilii sans équivoque qui ferai!

de notre pays de France le plus beau, »ur de la terre api

celui du ciel .

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