‹ L'Année philosophique (volume 3)Chapitre 10 sur 73 · Ind. ar., 732 a, 13 ; o4o a, 18 ; 786 a · texte numérisé non relu

Ind. ar., 732 a, 13 ; o4o a, 18 ; 786 a

4. Ibid., 132 a, 3 : neque ea summa gênera, quibus non est universalius aliud î'.OYj usquam nuncupantur.

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servir de matière à une forme plus déterminée et plus concrète ; non pas qu'il n'est pas conditionné, — car. somme toute, ne peut-il être conçu comme moteur que par rapport à un mobile qui le conditionne ainsi, au moins pour la pensée, — mais qu'il n'est pas condition. Lui seul est l'oùaCa absolue, seul il est toujours sujet et jamais attribut.

Cette interprétation de la notion aristotélicienne de la substance, si elle peut s'appuyer sur un grand nombre de textes, et si elle paraît d'abord assez cobérente, n'est pourtant pas sans se beurter à des assertions en apparence incompatibles avec elle, et sans soulever un certain nombre de dilllcultés. On pourrait d'abord lui opposer tous les passages, presque aussi nombreux, où Aristote, au lieu de définir la substance et la forme comme étant ce qui joue le rôle de sujet dans l'attribution, afTirme, au contraire, que le véritable sujet, ro-o-/.c'.a£vov, c'est la matière '. Une première façon d'écarter cette objection serait de remarquer que le terme même d'J-ox£'.u.£vov peut se prendre en deux acceptions dilïérentes ; qu'il peut non seulement designer le sujet logique, qui, du moins dans la proposition normale et scieutilique.est le plus déterminé, mais signifier aussi support et snhslrat. Qu'en un sens, le genre et l'abstrait sont les substrats du concret et des espèces, qui s'y appuient en quelque sorte et s'y greffent comme le conditionné sur la condition-. Mais ces deux acceptions difïérentes correspondent à deux aspects des cboses dont il sulfil de se rendre compte pour voir disparaître toute contradiction. Aristote distingue, on le sait de reste, l'ordre de la nature et l'ordre du temps ou de la génération. Ce qui vient après, ce qui est postérieur dans le temps, est, en réalité, antérieur et plus parfait dans l'ordre de la nature. Par nature, l'bomme est antérieur à l'animal; dans l'ordre du temps et de la génération, l'animal est antérieur à l'homme. L'être qui se développe doit, avant de devenir un homme raisonnable et pensant, être d'abord l'animal (|ui sent et se meut. A cet égard, la matière est l'-j-oxEiai/ov de la forme, le simple oli complexe. 11 faut que l'animal soit d'abord pour

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