Pkil. ralioiudis, S
-2. Onloiogia. ^ 116, 126-131 : Lof/ica. i. 513, 1138.
déduit ; et il n'intervient pas spécialement pour expliquer ce qui dans le réel dépasse le possible : il est, d'une façon plus générale, chargé de requérir pour tout ce qui est posé, possible aussi bien que réel, une explication qui le rapporte à quelque chose qui l'implique. Par exemple, l'égalité des côtés dans un triangle équilatéral est la raison suffisante de l'égalité des angles ^ Le principe de raison suffisante stipule que nulle chose n'est sans une raison suffisante pour laquelle elle est plutôt que de n'être pas. « Nihil est sine ratione suHlciente cur potius sit quam non sit, hoc est, si aliquid esse ponitur, ponendum etiam est aliquid, unde intelligitur, cur idem potins sit quam non sit'. » Mais le réel tire avant tout sa raison de sa possibilité.
Peut-on soutenir cependant que tout possible soit réel? Wolfï reconnaît qu'au simple possible il manque quelque chose pour que la réalité en puisse être affirmée, et il définit l'existence le complément de la possibilité". Mais ce complément de la possibilité paraît bien n'en être qu'une certaiae complication. Pour les êtres contingents, la raison de leur existence est dans l'enchaînement des choses dont résulte le monde, c'est-à-dire qu'ils existent tout autant qu'ils sont des termes de cet enchaînement et qu'à la possibilité interne qui les détermine en eux-mêmes s'adjoint la possibilité externe qui les fait compatibles avec l'ensemble des autres êtres. Et sans doute, en fin de compte, Texisteuce du monde a sa rai-
son suffisante dans un Etre nécessaire distinct de lui ; mais l'Etre nécessaire est précisément tel qu'en lui l'essence est la raison suffisante de l'existence*. Si bien que la doctrine de Wollï ne fait jamais de l'existence une détermination spécifiquement différente des déterminations du possible et qu'elle tend, en tout cas, à l'y faire entrer. Elle proclame la souveraineté de la raison logjque.
Kant, dans la Nova dilucidatio, ne paraît pas déroger, en thèse