T/ieol. natur. Pari. II, Sect. L Cap. ]A 1 ; § o
telligeoce et de volonté? Dire que de telles propriétés ne sout pas des réalités véritables est un pur subterfuge verbal : car le choc d'un corps et sa force de cohésion sout incontestablement quelque chose de positif. On s'appuie sur ce principe, que deux léalités ne se contredisent jamais l'une l'autre, puisqu'elles sont toutes deux des allirmations vraies, qu'elles peuvent donc coexister sans contradiction dans un sujet. Mais l'absence d'opposition logique n'est pas l'absence d'opposition réelle. Il y a opposition réelle toutes les fois qu'une chose annihile l'efiet d'une autre chose. La force qui pousse un corps dans une certaine direction et la force qui le pousse dans une direction contraire ne sont pas en contradiction, quoiqu'elles soient en opposition : l'oiqiosition réelle est donc essentiellement diiïérente de la contiadiction logii|ue. Dans Vcns rcaltsswuuti, pas plus qu'il ne peut y avoir de contradiction logique, il ne saurait y avoir non plus d'opposition réelle. Car en lui un conilit positif entre ses propres déterminations l'affecterait de privations et de défauts. Il reste donc que les réalités positives qui ne sont pas eu lui à titre de déterminations peuvent être conçues comme ses conséquences. Et ainsi il y a une relation de conséquence à principe qui ne requiert pas que la conséquence soit contenue dans le principe à la façou dont le prédicat est contenu dans le sujet '.
Voilà comment, à propos du concept de Dieu et des preuves de son existence, Kanta mis en lumière la (iilïérence irréductible des ra|)ports logiques et des rapports réels, sous les deux formes mêmes auxquelles il s'attache plus directement et plus ex|)ressément dans son Kssdi pour iulroilnin' dans hi philosopkii' le coiicepl des (ftuintilrs iirr/dlitcs-.
La thèse fondamentale de cet Essdi, c'est en effet ((ue l'opposition réelle ne peut se ramener à la contradiction l(>gi([uo. pas plus que ne se ramène à l'identité h)gi(|ue la dérivation réelle. La notion mathéinati(fue de quantité négative perinel d'entendre exactement ce (}u"est l'opposition réelle : une (juantité esl négative par ra|»port à une autre, en laut (lu'elle supprime dans cette autre une quantité égale à