‹ L'Année philosophique (volume 3)Chapitre 23 sur 73 · Ib'iiL, n° 499, p. loo. Cf. n» 726. p. iîll · texte numérisé non relu

Ib'iiL, n° 499, p. loo. Cf. n» 726. p. iîll

3. Ibid., M" :;00, p. io.i. Cf. n» 2'.li. p. '.iij. l. Ib'uL, n° 497, p. i:i4.

0. CVHiiil fcoiiiinr le (lira Kant plus laiil) liilcr (|iii duiiiinail la tliroric woKionni" ilo lu (•(jiiiiaissam-e. Voir sa leUre du li mai 178!» à ncinliolii au ^^ujcl des crili(|uos d'Iîberhard : « Mon adversaire dit à maintes reprises : Ladistinrtion do.-; ju^'cmenl.^ synllH'liiiues el des ju^iemcnts analytiques est lonnui' depuis loiif^lemits déjà. Soit! mais l'on n'en apercevait pas l'importance, cl cela venait de ce (jue Ion ranfieail tous les jugements a priori parmi les juf;emenls analytiques et (|ue Ion ne mettait, semble-t-il, au compte des jufj;emi'nts syntliétiijucs que les jugi-menls empiriques. Aussi tout le bénéfice de la distinction était perdu. » (T. XI. p. 38).

si je ne regarde pas cette même chose comme une cause, il n'en résulte pas une contradiction : car il n'y a rien de contradictoire, si quelque chose est posé, à supprimer quelque autre chose. C'est pourquoi les concepts fondamentaux des choses comme causes, ceux de forces et d'actions, s'ils ne sont pas tirés de l'expérience, sont entièrement arbitraires, et ne peuvent être ni démontrés ni contredits '. «

Cependant toute liaison synthétique est-elle inévitablement empirique? Un nouveau moment décisif dans la pensée de Kant sur ce sujet a été la découverte expresse de la nature synthétique des propositions mathématiques. Il semble bien, d'après ses déclarations, que cette découverte a dû le préparer àconcevoir la possibilité de jugements synthétiques a priori en général-. Mais, pendant quelque temps, l'idée de la provenance empirique des liaisons synthétiques réelles a coexisté en lui avec l'idée de la nature synthétique des propositions mathématiques. «Les propositions rationnelles, dit-il, sont analytiques; les propositions empiriques, synthétiques : de même les propositions mathématiques''. » 11 fut ainsi incliné à admettre que les mathématiques, pour ce qu'elles ont de synthétique, pourraient bien reposer sur l'expérience. « Il y a des propositions synthétiques provenant de l'expérience, donc des principia prima syntlietica ; de cette sorte sont aussi les axiomes de la mathématique au sujet de l'espace; des principia rationalia ne peuvent point être synthétiques*. » Néanmoins, tout en excluant la possibilité de principes synthétiques rationnels, Kant a pu concevoir que les mathématiques s'appuyaient sur des « analogues » de principes de ce genre '".

Le caractère synthétique des mathématiques a pu donc avoir un instant pour conséquence de les affecter d'un caractère empirique : or, si les mathématiques ont manifesté un caractère synthétique, c'est sans doute en rapport avec les réflexions

1. Tvaiitne e'nies Geistersehers, erlaulerl durch Traiime der Metaphysik, 1766, t. II. p. 370. .

2. Prolef/otnena, § 4, t. IV, p. 272-273. — Krili/c der praktischen Verminfl, t. V, p. 01'.

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