‹ L'Année philosophique (volume 3)Chapitre 26 sur 73 · ma., n» 539, p. i · texte numérisé non relu

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6. Benno Erdmann. Refle.rionen Kauls. Il, n» 540, p. 169; n» 544, p. 170; n»* 547. ."J48, p. 178.

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tout cas, le problème pouvait être posé claDS les termes qu'emploiera la Critique'.

A travers des détours assez compliqués pour aboutir là, voici donc la direction principale qua suivie la pensée de Kant : Ni l'existence eu elle-même, ni les relations les plus fondamentales du réel ne peuvent rester sous la juridiction de la pure logique, laquelle est incapable soit de les comprendre, soit d'en rendre compte. Mesurées à la doctrine du rationalisme wolffien, elles ne peuvent se faire valoir telles qu'elles sont qu'en se mettant en dehors de la raison, ou du moins en dehors des jugements rationnels proprement dits dont la vérité repose sur l'identité du prédicat avec le sujet. Une démarche plus positive consiste à en faire le contenu de jugements synthétiques, et ce rapprochement de termes est une grande nouveauté, d'autant plus que « synthétique » apparaît synonyme d" « empirique )>. Cependant, de leur côté, les mathématiques, à cause de riiiluition dont elles usent, à cause des propriétés extra-logiques et intuitives de l'espace, laissent apparaître à leur tour la nature synthétique de leurs propositions, et il en résulte pour elles le ris(|ue de se convertir en sciences empiriques. Klles ne sauvegarderont délinitivement leur certitude rationnelle que du moment où l'espace et le temps seront admis comme des intuitions pures, conditions subjectives et nécessaires de la connaissance sensible. Ce sont donc elles qui les premières olïrent le type achevé des jugements synthétiques d priori, alors que c'étaient dans le fond les dilficultés conceruant les rapports de la pensée avec les objets réels (jui avaient mis en mouvement là-dessus l'esprit de Kant-. Au reste, la délinition des princijies de lentendement comme jugements synthéti(iues a priori ne se fait pas par simple voie d'extension analogi([ue : il y a là un problème, le problème particulièrement malaisé que doit résoudre dans la Critique la Dedurlion transcendiinlalr.

VlCTOU Dici.uos.

1. Dans di'.'^ Ici-ons sur la Mélapliysiqui*. tns vraisi-mblalilotin'iil, un |)ini iiutérieurcs ù la |iul)li(alion de la Cri/ir/ue, KanI iii(li<|Uiiil le [irohirino en ces ternies. Voir Max Jlcinzi'. Vorlesunf/en ii/ji'r Melap/njui/; iii/.s- lirei Sejneslern, l.S'.i4, ]>. ô24 [44].

2. Voilà pourquoi il arrive à Kant, une foi.s même la philosophie i,iili(|Ui' elahlie, d'idenlilier soinniaireiiienl liaison synthétique et liaison i celle. V. Krili/c (1er firiikli.sc/icit \cniinifl, I. V. ]>. 111.

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