Sache. Lebeii itnU b'einde, p
LE FINITISME DE DUHRIXf. 101
thématicieDs de réelle valeur, tels que Newton. Il loue, au contraire, « Téléate Zéuon, chez lequel subsiste une fausse conception de l'infmi tout embarrassée de contradictions ' >^, mais ce dont la dialectique était pourtant encore plus conforme à la nature que la dialectique, dirigée contre l'intelligence, des professeurs dans le genre d'un Kant- ». Il loue aussi, quoique sa tentative nait pas pleinement réussi, un La- .arange, dont il admire non seulement la pénétration et lélégance, mais aussi 1 effort moral vers la vérité, « un sens de la vérité rare chez un savant ■». « En fait, continue-t-il, le déblaiement du spectre de linfinité mathématique faussement réalisée fut pour moi aussi en même temps le moyen d'introduire l'absence de contradiction et l'honnêteté, la probité, dans la conception générale du monde '. »
Lorsque Diihring voulut obtenir l'autorisation d'enseigner et passer son examen de doctorat, il écrivit une dissertation Detempore, spatio, causalitate atque de analysis infinitesimalis logica : il s'attaquait au calcul infinitésimal et mettait tous ses soins à éclaircir le concept équivoque de l'infiniment petit, et il discutait les questions centrales de la philosophie, telles qu'elles étaient venues au premier plan dans les derniers siècles depuis Locke et Hume, comme à travers Kant et finalement à travers Schopenhauer. « Je me tournai, explique-t-il, dans le domaine nommé métaphysique, contre les équivoques et les assertions sans solidité de Kant, donc spécialement contre les représentations indécises et chimériques du caractère simplement illusoire de l'espace et du temps. J'écrivis dans le sens de ce que j'ai nommé plus tard doctrine de la réalité. ' »
En I8G0, parut la Dialectique nalurelle, que Diihring luimême caractérise comme étant « une logique supérieure, à parler proprement une logique de linfiui '" ».
Dès lors, le même point de vuefinitiste se retrouve explicitement formulé ou supposé implicitement dans le,s ouvrages postérieurs de Duhring : la Valeur de la rie (1865), la Logique et la théorie de la Science (1878), la Philosophie de la réalité (l89oi.