‹ L'Année philosophique (volume 3)Chapitre 41 sur 73 · WirMich/teilsphilosophie. p. lO. Cf. Sache. \>. .'if!l · texte numérisé non relu

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LE FINITISME DE DUHRING 103

identité de couteau dausle nombre, soit qu'il s'agisse des objets réels inconnus, soit qu'il s'agisse de la représentation que l'esprit s'en fait. Il y a accord parfait entre les choses qui en soi sont données en nombre déterminé, et le moi qui pense le nombre de ces choses. On ne voit pas ce que cela pourrait signifier de prétendre que le nombre de ces choses est purement subjectif et n'existe pas dans l'objet. Ici échouent tous les efforts d'obscurcissement métaphysique qui tentent de rabaisser la vérité de l'intelligence à n'être que quelque chose de purement subjectif. Ici apparaît toute l'impuissance de la prétendue critique delvant; car on ne peut, par des sophismes, écarter l'absolue réalité, nier l'absolue objectivité du concept. Sans doute, en un sens, la pensée connaissante est quelque chose qui s'ajoute à la réalité inconnue : mais la réalité ignorée se traduit pleinement et exactement dans la pensée, sans perdre la plus petite parcelle de son contenu essentiel ^ « La représentation du nombre est sans doute toujours quelque chose d'autre que le nombre même tel qu'il existe dans les objets comptés ; mais toutes les lois du domaine des nombres se rapportent à ce qui est commun aux deux, à savoir déjà au nombre simplement pensé et par là médiatement au nombre existant sans être pensé dans le domaine des choses réelles-. »

Étant donnée la valeur absolue du nombre, la loi du nombre déterminé a ainsi une valeur absolue. Et voici cette loi : « Dans le sens de la possibilité, l'infini existe sans contradiction^. » Mais « tout nombre qui est pensé comme quelque chose d'achevé, est un nombre déterminé, c'est-à-dire exclut l'idée de l'infinité. Seul l'inachevé dans l'accumulation des nombres peut s'écouler à l'infini ; car ce n'est qu'à ce qui n'est pas encore terminé, donc pas complété, consommé, que l'on peut encore ajouter quelque chose. Un compte terminé qui ne donnerait pas un nombre, ou encore une infinité d'unités serait la plus complète contradiction. Otte contradiction ne peut pas être quelque chose de simplement subjectif : il faut l'écarter de tout ce qui devient objet de la pensée*. » La loi du nombre déterminé vaut donc absolument; elle vaut pour l'idéalisme

1. Lofji/i iind Wissensckafls/heorie. DenkeriscIiPs Gesaiiimtsysteni verstamles-souveraner Geisteshaltung, 2« édition, 190.5, p. 180-181.

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