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LE FINITISME DK DUHRINO lOo
Diihriug applique par exemple ce principe d'abord à ce qui est numérablef/rt?i,s- l'espace. « Le nombre des corps du monde, est à chaque instant précis (sans extension, sans durée) un nombre déterminé. D'autres conceptions du monde ne se préoccpent pas de ce point, elles le laissent indécis en le passant sous silence, elles n'ont même pas proprement et clairement conscience de la question spéciale... Le nombre des corps du monde est-il fini ou infini? Cette question ne se décide par aucun subjectivisme spatial. Elle demeure toujours, et elle subsiste dans toute sa détermination, quand bien même l'espace serait changé en une production de rêve et quand bien même une objectivité correspondante à l'image du monde serait posée comme n'étant pas présente. On devrait d'abord éliminer le nombre et avec lui les choses même, et pousser le subjectivisme jusqu'à l'absurdité la plus pure pour se débarrasser aussi de cette question relative au nombre des choses ou plutôt pour produire l'apparence métaphysique d'un tel débarras^. »
A une telle question, estime Dïihring, il n'y a pas moyen d'éviter de donner une réponse déterminée. Et la réponse n'est pas douteuse. Les étoiles ne sont pas innombrables, quoique ne puissions pas les tirer toutes à nous pour compter ou estimer leur nombre. Il peut y en avoir autant qu'on voudra de celles qui ne sont pas atteintes par nos télescopes ; elles ne peuvent pas s'élever au-dessus d'un nombre assignable, sinon par nous, du moins en soi. Ce nombre nous est inconnu, mais il existe en soi. Son augmsntation ou sa diminution constante est à la vérité, non pas seulement concevable, mais très probable en vertu de l'accumulation ou de la séparation de parties de matière ; mais cette future augmentation ou diminution n'a rien à faire avec le nombre solide pensé à l'instant-.
Après l'espace, le temps. Dïihring applique hardiment le principe du nombre déterminé aux événements passés, au contenu distinctement numérabledu temps, en particulier du passé : « Ce qui est dans le temps derrière nous est manifesment une série d'événements isolés discernables... Par exemple, le nombre des générations auquel on est arrivé jusqu'à présent ne peut pas être infini '... Tout ce qui est de la