‹ L'Année philosophique (volume 3)Chapitre 45 sur 73 · Wirfclichheilfiplnlosophic. \). 10-t · texte numérisé non relu

Wirfclichheilfiplnlosophic. \). 10-t

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LE FINITISME DE DUHRING 107

prétendues hautement philosophiques au sujet de l'ineugeudré là où elles sont de mise, à savoir hors du domaine de la con-, ception du monde dans celui de l'être pour ainsi dire avant le temps ^ «

En effet, d'après Diihring, « si l'on veut dépasser le premier commencement des événements, donc aussi lévéuement premier, on trouve que l'on est arrivé à un être sans événement, dans lequel aucune succession et aucun échange rythmique n'a lieu. D"après la présupposition, ou est, en effet, déjà parvenu, dans la régression, à l'événement extrême, avec lequel s'épuise le nombre déterminé donné à partir du présent. Par suite, l'être et le monde ne sont pas du tout des choses qui coïncident. Cet être primitif (Ursein) peut être pensé comme état sans événements et se laisserait désigner, si nous voulions appliquer ici l'ancienne dialectique, comme quelque chose d'identique à soi-même, tout au moins comme quelque chose qui, par opposition à une succession d'événements différents, peut être considéré comme étant en repos et se demeurant pareil à soi-même-. »

Comment faut-il concevoir cet état primordial antérieur au commencement du monde, cet état dans lequel il ne pouvait y avoir encore aucun jeu. aucuu échange d'événements séparés? C'est bien là une question faite pour séduire le penseur qui réfléchit. Mais Dûhring estime qu'il convient de renoncer une fois pour toutes à vouloir sonder trop curieusement cet état primitif. Car « il n'est précisément déterminé pour nous que par cette négation de la succession, et, en sus de cette négation, nous ne pouvons rien en savoir. Il nous servira comme concept-limite, pour distinguer la représentation commune du monde d'une autre forme de l'être. 11 nous préservera de la précipitation, de l'absurdité même qui consisterait à transporter par l'imagination les traits de limage du monde, telle qu'elle est donnée présentement, dans tout être possible et de confondre la nature productrice originelle avec la nature produite, donc avec une simple partie de la nature et avec une formation particulière de la nature. D'après cela, nous savons ce que l'état primordial n'est pas. Pourtant cette négation n'est pas contrainte de demeurer aussi vide et aussi indéterminée quelle peut le paraître au premier coup d'œii.

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