Wir/dichkeifsphilosophie
108 L'aNNKE PHlLOSOlMIIfjUK. VJOO
Dans l'état primitif reflue pour aiusi dire tout ce qui constitue le caractère du monde donné. C'est là, si l'on peut s'exprimer ainsi, qu'il faut chercher les racines de tout ce que nous désignons comme événement, et de tout ce (|ue nous concevons comme existence déterminée. Seul le dilïérent simultané dans l'espace est une espèce de multiplicité qui, en dépit de la loi du nombre déterminé, n'a pas besoin d'avoir commencé Ce n'est pas une série réelle de phénomènes, quoique dans notre imagination le passage de l'un à l'autre soit un événement en dépit de la simultanéité des places dans l'espace. Mais la succession pensée dans ce passage n'est que subjective. Ce qui donc est nié dans l'état primitif, uest aucunement toute espèce de difïérence de choses et d'états, mais seulement la succession d'événements séparés et par suite numérables'. » Voilà où nous conduit la réllexion abstraite. Ce résultat est en quelque sorte confirmé par les indications des sciences particulières, par exemple de l'astronomie, de la géologie et aussi de la zoologie. « Partout nous arrivons, guidés par ces sciences, non pas bien entendu à un étal primordial, dans le sens que nous avons précisé, mais enfin à des états approximatifs, qui, dans la régression, prennent toujours plus le caractère de la simplicité, du non-développé relativement en repos, et de l'absence de certains phénomènes et de certaines existences-. » Tout mouvement propre de vie a commencé une fois, n'importe comment, et, si dilïérent que ce commencement doive être posé pour les divers cori^s du monde, il doit pourtant parmi tous les commencements locaux y en avoir un (jui a été labsolument premier. L'état ([ui limitait en arriére ce commencement primordial du vivant constitue déjà une approximation considérable et importante de ce que nous avons conçu comme état primitif sans événement. Partout où la science peut devenir génétique, dans une si faible mesure que ce soit, elle est forcée, en régression, de nier une forme (le l'existence après lautre et de se rapprocher, non pas ilun chaos désordonné, mais bien d'un étal inoblématicine qui se distingue i)ar une extrême simplicité, et dii(|uel tout le reste doit être sorti. Kn concluant |>;ii- la pensée à l'étwl i»rimordial. on ne fait donc (|uc le dernier |)as, en ce (|u On nie complètement le caractère de l'événement en un point, nimporte