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LE FINITISME DE DUHRING 109
le([uel, conuii ou inconnu, et en ce qu'on admet eu face de révolution une complète absence de mouvemenl. Si on n'atteint pas labsolumeut dernier empiriquement, donc simplement sous la conduite des faits donnés chaque fois, une telle limitation de l'observation spéciale et des conclusions spéciales ne doit pas étonner. Nos télescopes aussi ne fixent pas le nombre incontestablement présent de toutes les étoiles lumineuses par elles-mêmes. Mais il ne demeure pas inconcevable qu'un jour des moyens d'observation plus pénétrants établissent la limite au delà de laquelle les objets en question n'existeraient plus.
Eu conséquence de ce qui précède, « le concept de la nature n'est plus cet oscillant incertain pour lequel on ne connaîtrait aucunes limites, et que par suite aussi on ne pourrait pas proprement définir. La nature est pour nous un ensemble tout à fait déterminé d'existences et d'événements, qui refluent en arrière vers un état primitif, tandis qu'en avant ils peuvent se continuer et s'étendre dans l'illimité. D'après cette détermination, la nature à nous connue ou connaissable, ne contient pas en soi tout ce que l'on peut concevoir comme être, ou plutôt tout ce qu'on aurait pu concevoir qui ait été, mais elle peut toujours être considérée comme état de changement, d'évolution de cet être^ «
D'un bout à l'autre de l'exposition du principe du nombre qui ouvre la Philosophie de la réalité, Duhring écarte avec un soin jaloux toute discussion sur le continu, comme aussi sur les théories du temps et de l'espace. Sa présupposition constante, il le dit et le répète à chaque instant, c'est le discret, c'est le discontinu. Il prétend ne considérer que des éléments distincts et uombrables, et n'appliquer son principe qu'à de semblables éléments : les corps dans l'espace, les événements successifs dans le temps.
Mais il faut noter d'abord que, pour lui, tout ce qui est réel est fait d'unités réelles, distinctes et uombrables. « La loi du nombre déterminé par laquelle la fausse infinité este.xclue, nous force à affirmer d'une manière précise que les grandeurs consistent en parties dernières .. Chaque grandeur est une