l.or,i/.-, p. 2\i
2. Cf. Sdclic Lrhcii inif/ Friiuli', p. ;{2I : « Ce KanI (IlicMT Kuril) auiait pu inlilulur sim (Hivra^'e priiK'ipal. n(in pas ci-iliciuc. mais supprossiuii de la raisiin pure. Mais assez «In tairas iiiL'Lapliysi(|ui' <pio j'ai encore alors jugé (ligne d'une crili(|UO détaillée ! » Au professeur KanI, Diihring en est venu à préférer Auguste Comte.
3. Sa':he. Leben iind Feinde. p. 324-32.i. Cf. p. 93 : « Kant a perdu beaucoup lie lemps et de peine avec ses calégorios. »
LE FINI'WSME DE DUHRING 111
estimer que, s'il s'agit de grandeurs réelles, ou ue peut les dire continues que dans un sens relatif. Il n'y a, en réalité, que du discontinu. Seulement il y a du discontinu hétérogène : c'est ce que nous appelons en général le discontinu, le discret. Et il y a du discontinu homogène : c'est ce que nous appelons, en général, continu. Le continu n'est, dans le réel, qu'une série successive ou une accumulation simultanée de termes distincts, mais homogènes. « Eu ce qui concerne la grandeur continue, écrit Dûhring, une claire représentation n'est possible que si l'on conçoit simplement par là quelque chose d'identique, existant d'une façon indépendante, qui est est répété quant au nombre. Dans la conception habituelle du continu se cache une fausse infinité ; car poser une grandeur comme continue à la façon commune, c'est ou bien n'y reconnaître aucune partie réellement distincte ou y reconnaître des parties distinctes en nombre infini. L'un est aussi impossible que l'autre; car seule notre représentation peut demeurer sans parties réelles, en ce qu'elle implique seulement la possibilité d'une division arbitraire, mais non la réalité dune division déterminée. Une conception rationnelle du continu doit être ainsi formulée : c'est la répétition et la succession de quelque chose qui demeure entièrement identique à soi. La manifestation de l'identité dans le passage immédiat d'un élément à l'autre est par suite ce qu'il y a d'essentiel dans le concept du continu, taudis que dans le discret une pareille continuation d'éléments qui se raccorderaient ensemble dans une unité pleinement homogène n'a pas lieu. Il faut donc présupposer daus toutes les grandeurs réelles un nombre déterminé d'éléments ^ »
C'est ainsi que se rationalise le continu, quand il s'agit du réel. Mais si, au lieu du réel, c'est notre imagination, notre fantaisie, notre simple pensée, qui est en question, il convient d'observer que la continuité, comme l'infini, n'est contradictoire que si elle est réalisée, mais que, pas plus que linfini, elle n'est contradictoire si elle s'applique au possible. La continuité implique la divisibilité à l'infini. Réalisée, la division à l'infini est contradictoire ; il faut l'écarter. Mais il n'y a rien de contradictoire à concevoir simplement une divisibilité indéfiniment possible. « La divisibilité à l'infini doit être prise comme un simple pouvoir de la représentation et com-