Iir III, . 1. :>. il" a, Ki : rf. kit'l. or., 37.S h
2. Mcl/i K. ^i / l- '■ S"-'. 5' îtt'.v y, toO oiÀoffôoo'j ÈndT/^iXT, toO Svtoc f| ov, y.aOôXo'j y.at où xaTi ;ii,;o;, tô oï ^Îv -TToX/a/to; xa-. où xaO" £va XâvîTai toôuov. eî |X£v ojv o;.iajvj;ji(o; /mz'j. o'î -/.oivôv fJ.T)0£v, oùx È'ot'.v Ottô {jiiav èïr-.ijTiîfiT.v, (où vio 'iv v^''^; 'i'""' -ro-.oùtiov), £•. 0£ xzzi -z: Y.fj:'i'j^, tîr, îv 'j-'o |i.(av Ê7r'.atr^i^r,v.
3. Fol., \n. 1. 1275 a, 34 : Elli. Eud . I, s. 1248 a. 1 : Meta., B. 3. 999 a 6cl BoMTZ, iid loc.
4. De "» 1.1, 402 b, h% : H, 3. 414 a, i'-) el Ai.Kk.. De An., 29, 1.
COXCEPTION ARISTOTELICIENNE DE LA SUBSTANCE 3
être désignées par le même terme, lorsqu'elles dérivent toutes d'une même origine ou concourent toutes à une même fin : ainsi le médecin, les remèdes, les instruments, bien que n'ayant, en quelque sorte, aucune dénomination interne commune, sont compris dans le terme curatif, parce qu'ils ont tous un même but, la cure ou le rétablissement de la santé ; o° Enfin, on peut encore appliquer un même nom à des choses essentiellement différentes, lorsque toutes jouent, respectivement, le même rôle par rapport à certaines autres. C'est ce qu'Aristote appelle l'homonymie, y.y-' àvxAOYîav. Ainsi le moment favorable, le séjour salutaire, la juste mesure, etc., pourront être appelés des biens, parce que le premier est, par rapport au temps, ce que le second est par rapport au lieu, lé troisième par rapport à la quantité, etc^
Ce n'est évidemment pas dans le premier sens que l'homonymie de l'être doit s'entendre. Car les diverses catégories ne sont pas hiérarchisées. Tout au moins ne forment-elles pas une série dont le premier terme se retrouverait dans tous les termes consécutifs, à la façon de la condition dans le conditionné. Celle que l'on pourrait croire, à en juger très superficiellement, le plus aple à jouer ce rôle, la substance, ne saurait l'assumer, car, loin de se retrouver comme élément dans la qualité ou la quantité, elle suppose, au contraire, la qualité ou la quantité comme parties intégrantes -.
En revanche, l'être fait certainement partie des homonymes dans le second des sens que nous avons distingués. Toutes les catégories, en effet, se rapportent à une même chose qui est précisément l'une d'entre elles, la substance, oj^^a. Toutes se retrouvent en elle ou y convergent comme ses parties, ses élé- .ments,ses affections ou ses causes. De rnêmeque cette substance qui est l'homme ou tel homme, est telle qualité, telle quan-
1. Eth. Nie, I, 4, 1096 b, 25 : oùx à^Tiv àpa •zô àyaOôv /.O'.vJv Tt xaxà [j.iav '.oiav. àX)à -wî or Xi-çfza.'. ; où y^P ^c>i/.£ xoT; y' à;7:ô TÙ^^r,; ôjjitov'J[jLO'.;. àXX' àox vE z(h ào bo;; sTva'., r) Tzpoç ev airav^a (Tuv':î).£Ïv, r] fjLà),Xov xax' àva).oyîav ; diç yàp sv atLiixzi o'i/iç, iv 'l^'J/fi voùç, xat aX/o or^ £v à'XXa»,
XÉve-ra'., oîov 6 Osoç -/.ai o voù?, /■.%: ïv -zm to-.w at xps~X'., xxi sv -ôj -cuà) xo aÉTp'.ov, xal £v zîl>7zp6^ xt xo ^p-r^a'.iaov, xa; h XP'^^'V '^■'^'■?'^^> ''•^'- ^v xôrw oîa'.xaxat Exsoa xoiaûxa), ôrXov wç oùxave'.'T) xotvôv xixaOôXouxaî sv.
2. V. Ind. ar., 544 b, 24 {reliquœ prasler ouTi'av catégorise xaxTjYopoùvxa'. xaxà xwv o'jff'.wv) et les textes y indiqués.
tité, en tel temps, en tel lieu, de même la substance en général est faitede qualité, de quantité, de temps, de lieu, etc. Sur ce point, les déclarations d'Aristote sont formelles : rapplicaliou dutermed'(V/rà toutes les catégories est légitime, non pas parce l'être est comme leur genre, mais, au contraire, parce ([uelles sont toutes quelque chose de loO^'a. Ainsi îa métaphysique sera la connaissance de l'oicjîa et de tout ce qui s'y rapporte'. Devons iiousdire aussi que l'être fait partie des homonymes xaT" àvxÀOY'av? Une Indication très nette de Y Éthique à Nicoinaqne fait plus que nous inviter à répondre afTirmativement. C'est, en effet, dans la doctrine d'Aristote, comme dans celle de Platon, un lieu commun, qui se retrouve au moyen âge. ims et leium conierliuitiir ; em est umnn, i-ernin. bonnmi el qui a préoccupé môme les penseurs modernes, que IKtre, l'Uu et le Bien sont des .termes équivalents et réciprocables. Or ce (jui justifie, lisons-nous dans le morceau en question, l'emploi du terme de hicn, appliqué à une pluralité de choses qui n'ont aucun caractère interne commun, c'est que toutes ces choses soutieuneut, vis-à-vis de certaines autres, le même rapport. C'est même à ce propos qu'interviennent les exemples que nous avons déjà mentionnés, (ce que l'occasion est au temps, le séjour favorable l'est au lieu, etc.)-. Devons-nous étendre cette assertion à 1 Klre? Il ne peut guère y avoir de doute sur ce point. Aristote, en effet, se représente volontiers l'ensemble des choses, concrètes ou abstraites, comme se répartissant en deu.x séries qu'on pourrait appeler l'une positive, l'autre négative. Façon de penser si ordinaire chez lui, qu'il lui arrive de l'exprimer en deux mots, comme une chose familière, et que. par exem|)le, y, i-iyx rijz-.'.'.yj.j.. sans rien plus, désigne la série positive des choses ainsi réparties. D'un côté, par exemple, figure, comme dans les tables pythagoriciennes, la lumière, de l'autre l'obscurité; d'un cùté l'égal, de l'autre l'inégal : d'un côté le blanc, de l'autre le noir. A ciiafjue terme positif correspond un terme négatif, et chacun des termes positifs est, vis-à-vis du terme négatif correspondant, dans Ir même rapport '. .\u besoin, il arrive à Aristote
1. Mefa . V. 2. 1003 h. îi : tx [Jtlv yà? '>"'• o-jî-ai ovra ïi-^t-.x:, -7. 0' oti
ï, -o'.rjT'.xà f, -fvm-.'./.y ojjia; v\ la suilc.