‹ L'Année philosophique (volume 3)Chapitre 6 sur 73 · FAk. Me, II. l · texte numérisé non relu

FAk. Me, II. l

3. Ind. ai:. 73G b, 45-60. Meta., .\, 1, 1072 a, 31 : vot.t;, oï r, hiia

de donner à cette égalité de rapports logiques la forme d'une proportion mathématique, comme quand il dit dans le De (tnimâ qne^ = '-^. , et d'opérer sur cette proportion comme on le ferait sur une proportion mathématique'. Ce sera donc l'analogie qui nous autorisera à donner le nom d'être à tous les termes de la série positive, comme celui de ar, ov à tous les termes de la série négative. Mais pourquoi ce terme d'être plutôt qu'un autre ? C'est qu'ici encore le rapport type, celui qui sert en quelque sorte de modèle à tous les autres, est le rapport de l'oO^'a à son contraire, la privation - (quelles que soient, d'ailleurs, les dilTicultés dans lesquelles s'embarrasse la pensée d'Aristote quand il s'agit de définir le rapport d'opposition).

A-insi, au fond, les deux conceptions de l'être se ramènent à l'unité. D'après la première, en efïet, tout ce qui n'est pas la substance même, en est quelque chose, et mérite par là le nom d'être. D'après la seconde, toute partie de la substance est à sou contraire ou à sa privation, ce que la substance complète est à sou contraire ou à sa privation- C'est encore parce qu'ils sont quelque chose de l'oOcïîa que les termes de Viziooi r:uazoiyJ.7. méritent le nom commun d'ov. La conception d'Aristote apparaît donc comme l'exacte contre-partie de celle de Platon. Pour celui ci, les Idées ou les choses de plus en plus particulières n'ont de réalité que parce qu'elles participent à l'être général et abstrait. Pour Aristote l'être général et abstrait n'a de sens que dans la mesure où ce à quoi on l'attribue participe à l'oj^îa réelle et concrète. En d'autres termes, l'être complet, c'est la substance, et toutes les autres choses dont on aifirme l'être, ne sont pas dans l'extension de l'oùcrCoc comme ses espèces, mais dans sa compréhension comme ses parties.

Il suit de là que la substance, au sens le plus rigoureux du mot, est ce qui ne peut pas être inclus en autre chose à titre de partie, cequi, à la rigueur, est en soi. L'universel, le genre, à ce point de vue, ne sont pas des substances, parce que l'universel et le genre n'existent pas en soi ; ils sont toujours en

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