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LE FINITISME DE DUHRING 113
ginatioQ (Raumphantasie, Zeitphantasie) qui sont purement subjectifs, et eux, illimités. « Dans la simple représentation on ne peut assigner aux réalités aucune place temporelle déterminée, et comme les déterminations dans l'espace ne sont possibles que de chose à chose, mais non pas dans la simple représentation de l'espace, c'est aussi une erreur de vouloir rencontrer dans le temps des déterminations d'éloignement autrement qu'entre des événements et des états donnés '. »
Telle est la doctrine deDïihring. On ne peut manquer d'être frappé de sa ressemblance avec la doctrine deRenouvier.
Rien ne s'oppose à ce que cette conception fasse le meilleur ménage avec une espèce de réalisme. Dùhring répugne à ce terme ; car « réalisme » est devenu, assure-t-il, synonyme de bassesse et de vulgarité; et il préfère au vocable i^'a/ï^aMe mot vraiment allemand Wirklichkeit - ; mais, après lui avoir donné acte de ce scrupule, et comme eu notre langue nous n'avons pas, ainsi que les Allemands, le choix entre deux termes, nous pouvons bien continuer de l'appeler réaliste. Il 1 est en un certain sens. L'idéalité de l'espace sans bornes est parfaitement compatible avec la réalité d'un monde fini et distinct de l'espace idéal \ Dûhring croit à la réalité des rapports de position et de succession concrets. Et si on veut serrer de plus près la question, si ou demande quelle est au fond la différence entre les deux espaces, celui de la représentation subjective, celui de la réalité, on s'apercevra qu'il n'y a aucune différence de qualité entre les deux. Entre le réel et le possible, il n'y a pas de différence de nature, pas plus qu'entre les cent thalers serrés dans mon tiroir et les cent thalers imaginés. Il n'y a d'autre différence que celle de l'existence '.