‹ L'Année philosophique (volume 4)Chapitre 12 sur 78 · i. 11, p. 339-:;40 ; trod. Appuhn, p · texte numérisé non relu

i. 11, p. 339-:;40 ; trod. Appuhn, p

0. « Staluo dari etiam in Natura polentiam infinitam cogilandl » {Ep. XXXII, t. II, p. 130) Cf. Ep. XL, t. II, p. l.-)2. — « Hinc sequilur ijuod Dei cogitandi potentia cequalls est ipsiu.s actuali agendi pott-nliic » {Eth. u, Proj). VII, Cor. t. I, p. 81) Cf. Elh., ii, l'rop. I, Sch. 1. 1, p. 78; U, prop. xxi, Schol., p. 98.

6. Un autre interprète de Spinoza parait accepter, en lui faisant seule-

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attributs n'ont été des genres d'être que parce qu'ils étaient des objets et coin uie des genres suprêmes de counaissance^ Les textes qu'a d'ailleurs invoqués pour en tirer une conclusion abusive Ed. PJrdmann établissent tout au moins que l'attribut répond dans l'être à une perception de l'entendement. Que la substance divine soit cause, et que les attributs qui la constituent soient à ce titre doués de puissance, cela est vrai sans aucun doute. Mais si Spinoza égale ou identifie la puissance et l'essence-, la question est de savoir si, dans cette égalité ou cette identité, c'est la puissance ou l'essence qui est le caractère constitutif, primordial. Or, la philosophie de Spinoza est dominée par la tendance à concevoir la cause comme raison, la puissance comme essence ^ C'est par là que le réalisme qu'elle professe s'élève au-dessus du pur naturalisme; il est un réalisme rationaliste. L'attribut fait donc saillir, non pas la puissance de la substance, mais l'intellligibilité de sa nature. Si Dieu est cause, si Dieu agit, c'est par son intelligibilité même, que les attributs constituent, c'est par son immensité d'essence. La causalité est une propriété relative aux attributs de Dieu ; elle les manifeste plutôt qu'elle n'est manifestée par eux*.

Les attributs sont donc identiques à Dieu : ils sont Dieu tel qu'il peut et doit être compris par un intellect, tel aussi qu'il est véritablement. Leur irréductible distinction ne les empêche pas, nous dit Spinoza, de constituer la même substance unique, connue tantôt sous l'un, tautôtsous^autre^ Ainsi dans

mentsubir une modification importante, la thèse de Kuno Fischer; d"après Joachim (A study of Ihe Elhics of Spinoza, Ch. m, p. 63 sq.) les attributs sont des lignes de force ou les formes sous lesquelles la toute-puissance de Dieu manifeste sa causalité à une intelligence.

1. Court Traité. Première partie, ch. vu, t. II, p. 294-293, trad. Apjtuhn, p. 89-90.

2. (( Dei potentia est ipsius essentia » [Eth. i, Prop. x.xxvi, t. I, p. 68).

3. « Quicquid enim in Dei prolestate est, in ejus essentia ita débet comprehendi, ut ex ea nécessario seq^uatur » Eth. i, Prop. xxxv, Dem, t. I, p. 68.

4. Quand Spinoza, dans le Court Traité, a établi la distinction que nous avons signalée plus haut entre les attributs et les propriétés, il a rangé la causalité divine parmi les propriétés qui tiennent leur sens de leur rapport aux attributs. V. l'remièrc jjartie, Ch. ii, t. Il, p. 273, trad. Appuhn, p. 60; Ch. m, t. H, p. 282, trad. Appulin, p. 71.

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