‹ L'Année philosophique (volume 4)Chapitre 32 sur 78 · Moral Objeclivity, p · texte numérisé non relu

Moral Objeclivity, p

4. Theory of Good and Evil, t. 1. p. 14G. H.lôid.. t. I. p. l-il.

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qui peut être, en fait, son inséparable accompagnements La loi morale est objective, taudis que le sentiment est chose essentiellement subjective et variable. Sans doute ou peut avec les partisans du « sens moral » insister sur le caractère spécifique. .s'(/ génois, du sentiment d'approbation morale; mais depuis Hume il devrait être évident que le simple caractère spécifique d'un sentiment ne peut pas être un motif pour lui assigner une supériorité sur n'importe quel autre sentiment. Cela peutdonuer un étonnementdouloureux à mon sens moral de dire un mensonge, mais s'il se trouve que je préfère encourir un sentiment de désapprobation morale plutôt que de soufïrir la peine du chevalet de la torture, aucune raison possible ne peut mètre fournie pour que je ne suive pas mon inclination et que je n'accuse pas un innocent pour me soulager. Si je sais que le sentiment moral est intrinsèquement supérieur au sentiment d'être bien dans ma peau et d'avoir les nerfs à l'aise, ce n'est pas au sentiment que je fais réellement appel, mais à un jugement sur le sentiment, à un jugement qui revendique une validité universelle, qui affirme quelque chose de plus que le fait du sentiment, et qui ne peut être tiré du sentiment comme tel. Un semblable jugement implique l'existence dans mou esprit d'un idéal absolu qui, quoique ses matériaux soient dérivés de l'expérience, n'est pas simplement créé par l'expérience -.

Les jugements moraux revendiquent un valeur objective. Quand nous disons : ceci est bien, nous ne voulons pas dire simplement : j'approuve cette ligne de conduite, cette conduite me donne un tressaillement de satisfaction, un sentiment d'approbation, un plaisir du sens moral. Si c'était là tout ce que nous voulons dire, il serait parfaitement possible qu'une autre personne pût sentir une boutïée également satisfaisante d'approbation en face d'une conduite d'un caractère précisément opposé sans qu'aucune des deux eût tort... Si les jugements moraux étaient de simples sentiments, aucun d'entre eux ne serait faux. Il ne pourrait être question de bien ou de mal objectif. Si la moralité était uniquement allaire de sentiment ou d'émotion, les actions ne seraient pas objectivement mauvaises ou objectivement bonnes, mais simplement bonnes pour certaines gens, mauvaises pour d'autres. Hume aurait

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