‹ L'Année philosophique (volume 4)Chapitre 42 sur 78 · Uitimate Basis, p · texte numérisé non relu

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l'idéalisme personnel d'oxford 137

contexte différent, au cours d'une argumentation dirigée contre M. Bradiey, il a déclaré : « L'idée d'obligation morale n'est pas une déduction de l'idée de Dieu, que cette dernière idée soit conçue dans un sens purement théiste ou dans un sens plus ou moins panthéiste. La notion d'obligation morale est plutôt l'une de ces données immédiates de la conscience d'où l'idée de Dieu peut être inférée... Les vérités éthiques peuvent contenir et contiennent, je le crois, des conséquences métaphysiques ; mais aucune vérité éthique ne peut être déduite de considérations ou prouvée par des considérations qui ne soient pas éthiques. La vérité éthique ne peut reposer sur rien d'autre que sur le fait même des affirmations de la conscience morale '■■ »

En réalité, toute l'argumentation de M Rashdall repose sur la loi morale envisagée dans sa matière. Un esprit lui semble nécessaire pour penser correctement et complètement l'idéal moral. En certains endroits, naturellement, les habitudes du langage courant introduisent d'une façon accidentelle les mots de devoir, d'obligation. Mais c'est à la matière qu'est empruntée au fond une démonstration à laquelle d'ailleurs nous ne pouvons qu'applaudir. Cette démonstration ne pourrait-elle pas et ne devrait elle pas être complétée ? En somme, ce genre d'argumentation rentre, comme une espèce dans son genre ou comme la partie dans le tout, dans l'argumentation théiste tirée de la loi et de la nature de la loi. Il convient donc d'ajouter, en premier lieu, que l'argumentation de notre auteur, excellente pour la matière du devoir, doit être renforcée par une démonstration parallèle fondée sur la forme, ou obligation. On dira alors : ce n'est pas la pure et simple intervention de la volonté divine qui constitue le devoir. L'obligation est une loi rationnelle. Mais la loi rationnelle qui constitue le devoir et qui se retrouve identique à elle-même dans tous les êtres raisonnables ne peut avoir cette permanence, cette nécessité, cette universalité, cette objectivité, si elle n'est pas représentée dans une conscience suprême, la conscience divine. Proclamer l'universalité et l'identité de l'obligation dans tous les esprits humains, c'est affirmer une conscience suprême qui pense cette loi.

En second lieu, il convient d'ajouter que l'existence de Dieu, conscience suprême, est encore réclamée par la synthèse

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