Theory of Good and Evil, t. Il, p
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même qui s'opère entre la forme et la matière du devoir, riiarmouie de la loi morale ainsi constituée avec les autres lois de lesprit, l'harmonie de celte loi avec l'ordre actuel de la nature, condition de la vie présente d'épreuve morale.
Enfin il faut ajouter un lien que l'idéaliste d'Oxford n'établit pas suffisamment, semble-t-il, entre les deux postulats kantiens d'immortalité et de divinité. Nous verrons plus loin quelle est son attitude dans la question de la vie future. Notons ici qu'au point de vue idéaliste, postuler un arrangement des choses qui assure la perpétuité de la personne pour répondre aux fins morales, c'est postuler une conscience qui pense cet arrangement. Postuler une combinaison de rapports qui garantisse l'harmonie finale et intégrale du bonheur et de la vertu et la réalisation du souverain bien, c'est postuler une conscience qui contemple, aime, veuille et réalise cet ordre souverain et définitif. Ainsi l'existence de Dieu est réclamée par l'harmonie de la loi morale avec Tordre futur de la nature, condition des sanctions et de l'immortalité, par l'exigence morale d'une correspondance future complète entre la loi morale et les lois cosmiques. Il y a déjà eu fait de l'ordre et de l'harmonie dans le monde, assez pour qu'on en puisse inférer Dieu. Mais enfin il y a aussi du désordre ; il y a le mal physique et le mal moral. La conscience morale postule un état de choses entièrement et parfaitement harmonique ; elle postule donc un état de choses qui, encore plus que l'état actuel, réclame l'existence et l'activité d'un Dieu.
Les adeptes de l'idéalisme personnel sont loin d'être tous des déterministes. Il s'en faut. Ils sont plus habituellement partisans de la liberté. Le volume intitulé : Idéalisme personnel contient, sur le problème de la liberté dans sa relation à la psychologie, un essai de M. W. R. Boyce Gibson qui est d'inspiration libertiste. Et dans la préface de l'ouvrage, M. H. Sturt, lorsqu'il caractérise en général l'idéalisme personnel, par opposition au naturalisme, met en première ligne dans le credo idéaliste : la réalité de la liberté humaine '.
M. Rasbdall, quant à lui, rejette catégoriquement la liberté.