UlUmale Basis, p. 45. Personality, p
4. UUimale Basis, p. 43-46. Mind. New Séries. Vol. XVIII, 1900. Prof. Watson on Personal Idealism. A reply, p. 115.
même, mais dans le sens où tout ce qui est réel est limité. L'espace est infini, parce que lespace u'est pas une chose, il n'est pas réel, il est pure « forme », c'est un système de relations intellectuelles dans lequel toutes les choses réelles doivent trouver une place, mais il n'est pas réel en soi-même. Le réel est nécessairement fini. Nous pouvons néanmoins concevoir Dieu comme infini, si nous entendons par là qu'il n'est limité par rien hors de lui-môme \ que tout ce qui est, découle de sa volonté et de sa pensée parfaitement justes-.
Toutefois, M. Rashdall ne se borne pas à affirmer que Dieu est fini parce qu'il est réel. Il établit eu outre une inégalité d'extension entre la bonté et la puissance de Dieu. Oubliant, dirait-on, que, comme il l'a déclaré, tout ce qui est réel est fini, il place en Dieu une bonté infinie, et il attribue à Dieu une volonté dont la puissance ne vaut pas la bonté. Le Dieu de M. Rashdall a une puissance bornée, non pas seulement eu ce sens que l'infini ne peut pas s'appliquer au réel, mais encore en ce sens différent que cette puissance est au-dessous de la bonté. En créant le monde, Dieu a fait ce qu'il a pu, mais il n'y avait pas assez de pouvoir dans sa volouté pour atteindre le bien sans quelque mesure de mal. Il faut « croire que l'univers est bon dans l'ensemble, qu'il atteint plus de bien dans l'ensemble que de mal — assez de bien pour justifier son existence... Mais même cette croyance ne change pas le fait que l'univers est moins bon qu'il n'aurait été, si le bien avait pu être atteiut sans mal. Qu'aucun univers meilleur n'ait été possible, cela ne change rien à ce fait... Soutenir cela, c'est limiter Dieu sans doute... Mais d'une façon ou d'une autre il faut bien limiter Dieu. Ou bien il faut limiter sa bonté ou bien il faut limiter sa puissance... L'hypothèse dun Dieu dont la bonté serait limitée est réfutée par l'existence de notre idéal moral . . . L'inférence que nous devons tirer naturellement de notre idéal moral et de notre expérience réelle est la croyance en un Dieu qui veut le bien, mais ne l'atteint pas entièrement^. »
Et assurément, dans l'hypothèse déterministe, ou bien Dieu est tout-puissant, et alors, s'il n'a pas fait le monde meilleur, comme il le pouvait, c'est qu'il ne la pas voulu, et sa bonté
1. Ultimate Basis, p. 46. Theory of Good and Evil, t. Il, p. 341.