‹ L'Année philosophique (volume 4)Chapitre 52 sur 78 · Vltimale Basis, p · texte numérisé non relu

Vltimale Basis, p

3. Moral Objectivity, p. 24-23. Theory of Good and Evil, t. II, p. 341.

l'idéalisme personnel d'oxford iSb

est bornée; ou bien Dieu est absolument bon, et alors s'il n'a pas fait le monde meilleur, comme il le voulait, c'est qu'il ne l'a pas pu, et sa puissance est restreinte ^

L'exposition de la théodicée de M. Rashdall se complétera d'elle-même au fur et à mesure que seront présentées les remarques critiques qu'elle suggère :

1. Il faut à coup sûr accordera M. Rashdall que les idées de bonté, damour, de sainteté, sout bien plus importautes pour caractériser Dieu que l'idée de puissance, et qu'il ne faut pas chercher la plus haute expression de la nature de Dieu dans la notiou barbare et amorale d-e pouvoir arbitraire illimité, pas plus que dans la notion trompeuse d'infinité spatiale. L'infini réalisé est une notion contradictoire : en Dieu qui est parfait ou ne saurait mettre une contradiction. L'infini est une notiou spatiale : en Dieu qui est esprit on ne saurait introduire l'espace. Que Dieu nesoit pas infini, ou peutdonc, certes, s'en consoler. Mais il est plus grave de reudreDieu imparfait^. Or, c'est bien, semble-t-il, l'aboutissement de la spéculation de M. Rashdall. Et l'on s'explique que M. Hoffding ait cru pouvoir caractériser sévèrement par le terme « mythologie » une semblable conception de la divinité ^

Le Dieu de M. Rashdall est psychologiquement, ontologiquement imparfait. La perfection n'est pas affaire de quantité. Parfait et infini ne sont pas synonymes, malgré ce qu'a cru Descartes. La perfection est un équilibre, une harmonie, une proportion, un accord. Or, M. Rashdall veut qu'eu Dieu la bonté soit illimitée et la puissance bornée, c'est-à-dire en somme, qu'en Dieu la puissance soit inférieure à la bonté. Entre les facultés divines, il y a inégalité d'extension et de développement. La volonté de Dieu ou sa puissance n'est pas à la hauteur de sa bouté. Descartes mettait en l'homme un entendement borné et une volonté infinie. M. Rashdall met en Dieu une puissance bornée et une bonté infinie. Et il explique le mal par la disproportion entre la puissance et la bouté, comme Descartes expliquait l'erreur par la disproportion entre l'entendement et la volonté. Seulement Descartes admettait

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