‹ L'Année philosophique (volume 4)Chapitre 60 sur 78 · Theory of Good and Evil, t. H, p · texte numérisé non relu

Theory of Good and Evil, t. H, p

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est Qû délermiuisme qui pèse ensuite sur l'iudividu et la race. Mais la situation morale de Dieu devant un semjjlable déterminisme est autre suivant qu'il en est l'auteur direct ou que c'est une liberté humaine qui l'a produit.

Sans doute il y a lieu de distinguer entre le mal moral et le mal physique. Si le mal moral doit être attribué à l'agent libre, le mal physique semble bien devoir être attribué à Dieu. C'est de quoi semble triompher AI. Rashdall lorsqu'il reproche à M. Galloway qui admet la liberté humaine, de «n'avoir fait aucun essai pour montrer comment loiit le mal et toute l'imperfection du monde (les souffrances des animaux, par exemple) sont explicables par là : si un tel mal peut être justifié comme uu moyen pour faire un plus grand bien, pourquoi pas tout mal?'» Il semble cependant que si Dieu De peut vouloir à aucun prix le mal moral qui est en opposition directe avec la conscience et si par suite la conception de Dieu de M. Rashdall est condamuée par la conscience morale, la conscience morale admet parfaitement que le mal physique puisse être éventuellement employé comme un moyeu pour atteindre un bien moral. D'ailleurs le mal physique lui-mcme, tel qu'il existe actuellement dans le monde, doit être rapporté à deux causes distinctes : eu partie à la nécessité morale d'une certaine proportion de mal dans le monde pour constituer un théâtre d'épreuve morale, en partie au mauvais usage fait par les êtres raisonnables de leur liberté.

M. Rashdall assure que «le plaidoyer: le mal est un moyen pour un bien, est également ouvert au déterministe =^)). Mais on ne voit pas comment la totalité du mal pourrait être expliquée comme un moyeu pour un plus grand bien dans uu théisme déterministe. C'est un moyen qui n'a aucune nécessité, ni morale, ni métaphysique fondée dans la nature des choses. On affirme que c'est uu moyen nécessaire, parce qu'il faut bien dire quelque chose. Et on affirme que cette nécessité est fondée dans la nature des choses, mais on est incapable de dire pourquoi ni comment. La seule raison qu'on a de l'affirmer, c'est qu'on en a besoin pour maintenir le déterminisme. Et puis, dans le point de vue déterministe, c'est

1. Ribberl Journal. Janvier 1906, p. 441. Cf. Theory of Good and Evil, t. Il, p. 342.

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