‹ L'Année philosophique (volume 4)Chapitre 66 sur 78 · Philosophy and Religion, p · texte numérisé non relu

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l'idéalisme personnel d'oxford 181

ticiperoDt à limmortalité. Et aucune certitude très ferme quant au genre de vie qui sera le leur : tout ce qu'on peut affirmer, c'est que le mal n'y sera pas supérieur au bien en intensité et en extension, et qu'en somme cette vie vaudra mieux que le néant; et tout au plus est-il permis « peut-être » d' a espérer » la cessation du mal moral ^

Eu définitive, pourquoi postuler une vie future? M. Rashdall reconnaît que tout ce dont nous avons besoin pour rationaliser l'univers, c'est une vie future, non pas nécessairement une vie immortelle -. Est-il même besoin d'affirmer une vie future? Si tout ce qu'on nous promet pour la vie future, c'est que le mal n'y sera pas supérieur au bien en iutensité et en extension, et qu'en somme cette vie vaudra mieux que le néant, est-ce que la vie actuelle ne répond pas déjà à cette caractéristique? M. Rashdall le reconnaît bien. Dès lors si l'univers et l'humanité disparaissaient dans le néant, il resterait toujours que Dieu a fait une œuvre rationnelle au jugement de M. Rashdall en faisant ce qu'il a fait. Et que demanderait-on de plus?

L'attention s'arrête à ces lignes catégoriques : « Quant à moi, il me paraît que des maux tels que le péché et la souffrance sont si énormément pires (soenormously worse) que la simple absence de bien, que je ne pourrais pas regarder comme rationnel un univers *... » On s'attendrait à ce que l'auteur continue : un univers où il y aurait des maux semblables à ceux qui se trouvent dans le nôtre. Mais il continue : « uu univers où le bien ne prédominerait pas grandement sur le mal. » Et il dit encore que Dieu n'aurait pas créé si le monde n'avait pas pu et dû contenir plus de bien que de mal*. Mais cela ne suffit pas. Oui, le mal est pire que l'absence du bien. Si Dieu n'avait pas créé, il ne serait responsable que de l'absence de bien. En créant, il est devenu responsable de la présence du mal, qui est « énormément pire. » Entre deux maux, l'un faible, l'autre énorme, il a choisi — ou du moins, car il ne peut être question de choix, il a réalisé — l'énorme. Entre deux maux, l'un négatif, l'autre positif, il a réalisé le positif Non seulement sa puissance n"a pu réaliser tout le bien, mais elle a réalisé du mal. En somme. Dieu a fait le mal sans nécessité morale. La force et la valeur des inductions morales ne peuvent pas ne

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