In., Bev. phil., p. 470 ; Et . sur le syll., p
cou tenir que des syllogismes négatifs : car de ce qu'une matière n'est pas eu quelque notion, on peut bien couclure que la forme de cette matière n'y est pas uon plus, mais il est trop clair que la présence d'une matière n'entraîne pas celle de sa forme. Le syllogisme de la seconde figure consiste donc à poser qu'une certaiue forme a une certaine matière, et qu'une autre forme ne contient pas cette matière ; d'où l'on conclut que la seconde forme ue contient pas la première (l'animal est sensible; la plante n'est pas sensible, la plante n'est pas animal i. Jusqu'ici nulle difficulté. Mais, outre le mode cAm- EstrEs, que nous venons de reconnaître, on admet généralement le mode cEsArE. Or ce mode ue nous semble pas légitime. Car, de ce qu'une certaine forme, 'ne contient pas une certaine matière, et de ce qu'une seconde forme contient cette matière, il ne suit pas que la seconde forme ne contienne pas la première mulle plante n'est sensible ; l'auimal est sensible; l'animal n'est pas plante). Et même, si la négative exprime bien ce que nous avons dit, la seconde forme, dans un syllogisme de cette nature, ayant pour matière une certaine essence qui est plus complexe que la première forme, il arrive que la seconde forme contient la première. Pour que le syllogisme en cEsArE puisse avoir lieu, il faut que la matière qui n'est pas contenue dans la première forme ne puisse sous aucune conditiou entrer avec cette forme comme coélément dans une autre forme. Or cela ne peut arriver que dans trois cas : 1° si cette matière est. à vrai dire, une classe; mais cela nous fait sortir du syllogisme comprébensif : 2° si cette matière est une notion imaginaire. chimérique; mais cela nous fait sortir de la pensée distincte: 3° si cette matière est en elle-même une négation, de sorte que la proposition négative exprime au fond une affirmation (Dieu n'est pas mortel, c'est-à-dire : Dieu possède cet attribut positif, l'éternité future), mais alors le syllogisme en cEsArE n'est qu'un syllogisme en cAmEstrEs privé de son expression normale.
C'est avec raison qu'on a rapproché le principe de la seconde figure du principe de la contraposition1. il est vrai que l'antériorité appartient au principe de la seconde figure: car non-B est un terme purement conventionnel, et nul non- Il n est B n'est que le résidu mort d'une pensée réelle; la subordination s'est réduite à l'identité. Bref, la contraposition est