acte souverain dont le également en présence comme essentiellemen
Les termes de l'inst ferment rien de con Les variantes des difl même sans importan nous d'abord de la p au sens de la rédem celui de la communie Christ.
L'authenticité des légères, est presque sa cette circonstance que lui ayant été transm Onze, sans doute (âyw -) autre, qui peut parait convaincante : que 1( point. Il fait mieux, fournit l'explication e adaptés, que nul exé| tant à reconnaître qu' ner la théorie tout en ( parce que, selon son Pâque des Juifs, à 11 pascal, et cela pourqu substitué au sacrifice nier en devienne le s tiques, le crucifiemei même de la fête, et qu comme il est naturel même que l'on regar< des faits suivie par h d'intervalle entre le d et le jour de la mort, très incertaine, et il es fête ait pu être le mên — il reste toujours v celui de la veille de P; tation de Jésus dut ê
(1) MaU.,ïx, 6; Marc, ii
l'année PUILOSOFIIIOUE. 1893
i fit le peuple affluant à Jérusalem à cette époque de
5 prend le pain, le bénit, le rompt et le distribue : Bz, mangez, ceci est mon corps. > Ces termes sont comlux quatre textes, et ils renferment, au sujet du vin et g, une même pensée dont nous ne rapporterons les qu'un peu plus loin, parce qu'une autre question s'y Et voici maintenant la théorie mystique du quatrième le, qui en est le commentaire : Je suis le pain vivant, du du ciel. Celui qui mangera de ce pain vivra éternel- , et le pain que je donnerai, c'est ma chair, pour la vie »nde... Si vous ne mangez pas la chair du Fils de le, et si vous ne buvez pas son sang, vous n'aurez pas m vous. Celui qui mange ma chair et boit mon sang a îternelle, et je le ressusciterai au dernier jour. Ma chair î vraie nourriture, mon sang un vrai breuvage. Celui inge ma chair et qui boit mon sang, demeure en moi, en lui. De même que le Père, vivant, m'a envoyé, et oi je vis par le Père (ôtà tov naTépa), de même celui î mange vivra par moi (6 Tpwywv jjls xàxetvo; !;y^<j£i 8{ i\Li). à le pain qui est descendu du ciel ; non comme les mt mangé >, — la manne en traversant le désert, — sont morts; mais qui mange ce pain-ci vivra éternel-
me les disciples refusent de comprendre ce langage lique, Jésus leur dit, selon cet Evangile : « Et si vous le Fils de l'Homme remonter où il était auparavant I » parler, sans doute, du peu de valeur qu'ont les phées matériels , en présence des hautes réalités morales laturelles. Car c'est par la crucifixion, chose incroyable, n retour au ciel doit s'opérer. Et il termine par ces < C'est l'esprit qui fait la vie, la chair ne sert de rien oOx (icpsÂEi oOSév). Les paroles que je vous ai dites sont Bt vie » (1). Ainsi la chair et le sang, comme nourriture, s signes matériels de la participation de la vie des disk la vie du Fils, et, par la vie du Fils, à la vie du Père; 5 participation ou communion est de nature spirituelle, ir à son tour est assimilée au pain, et, par ce dont elle dgne, à un pain vivant ou spirituel, descendu du ciel ) Christ pour donner la vie aux hommes. L'évangéliste
m, VI, 3>-6i.
REffOUVIER. — LA PASSION, LA ^RÉDEMPTION , LA COMMUNION 75
n'ajoute pas au symbole du pain pour la chair, le symbole du vin pour le sang ; mais, en comblant cette lacune, on n'ajouterait vraiment rien à la lumière jetée par cette théorie du quatrième sur la signification des paroles de la Cèoe dans les récits des synoptiques et de Paul. Nous ne prétendons pas cependant faire comprendre ceci à des lecteurs capables de penser que Jésus, présent, en son corps, à la table du banquet, à voulu faire croire à ses disciples que des morceaux de pain qu'il leur ofirait étaient son corps !
La théorie ou symbole et mystère de la communion est encore éclaircie par l'allégorie de la vigne et des rameaux, qui appartient au même Evangile : « Je suis la vigne vraie et mon père est le cultivateur. Tout sarment en moi qui ne porte pas de fruit, il le retranche, et celui qui en porte, il rémonde afin qu'il en porte davantage. Vous êtes déjà émondés à cause de la parole que je vous ai dite. Demeurez en moi et je demeurerai en vous, Comme le sarment ne peut porter de fruit de lui-même s'il n'est adhérent à la vigne, ainsi vous ne le pourrez si vous ne demeurez en moi... Comme le Père m'a aimé, moi aussi je vous ai aimés ; demeurez dans mon amour. Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, de même que j'ai gardé les commandements du Père et que je demeure dans son amour (1). » Les synoptiques, chez lesquels on ne trouve ni cette allégorie, ni les explications relatives à l'intime union des disciples avec le Christ, dont les paroles de la Cène sont cependant le résumé symbolique, ne laissent pas d'offrir quelques traits, mal expliqués chez eux, qui permettent de faire remonter à Jésus, en partie ail moins, la source de l'esprit mystique dont hauteur du quatrième a été si bien disposé à recueillir et à développer la tradition délaissée, incomprise des évangélistes ses prédécesseurs. Par exemple, un passage qui semble égaré dans les synoptiques et qui est conforme à l'esprit et au style du quatrième, est celui où Jésus dit : « Toutes choses m'ont été transmises par mon père, et nul ne connaît le Fils si ce n'est le Père, et nul ne connaît le Père, si ce n'est le Fils et celui à qui le Fils veut le révéler (2). ^
Ces mots du premier Evangile, dans lequel ils figurent sans aucun rapport appréciable avec le contexte : « Qui vous
(1) Jean, xv, 1 sq.
(2) MaH,,x\, 27; Luc, x, 21.
l'année PniLOSOPDIQUE. 1893
, et qui me reçoit reçoit celui qui m'a envoyé », ians le quatrième, où ils s'expliquent mieux ie développée de l'union des disciples au Fils au Père. Ils y sont placés à un endroit remarcelui où Jésus établit une égalité morale et services rendus entre les disciples et leur istituteur », ainsi qu'il se nomme, par la céré- [ue du lavement des pieds. L'évangéliste introadement : < Ainsi que je vous ai lavé les pieds s laver les pieds les uns aux autres », dans le • repas, qu'il substitue, comme on sait, au repas s synoptiques. Il en tire une sorte de compenbien que fort imparfaite, pour la communion , et, par suite, une préparation pour ce mot : me reçoit (i). C'est encore dans le même esprit Bs enfants, les humbles sont assimilés, dans les i Christ lui-même pour le mérite des actes faits (2). Ils sont des sortes de disciples naturels ^ion du monde. Ces derniers traits ne se reians le quatrième, auquel ils conviendraient srveille.
is enfin citer un passage célèbre dont on aurait 1 cherché la place dans les chapitres du qu/iimille de Béthanie (résurrection de Lazare) que le, où il est isolé; c'est l'épisode de Marthe et sentence à l'éloge de la vie contemplative :
he, tu t'agites beaucoup ; il n'y a qu'une chose IdTiv xps^a)- Marie a choisi la bonne part et elle ôtée » (3). Il semble donc bien que les éléments caractère de Jésus n'ont obtenu que leur ssion chez les synoptiques, et que le quatrième i a imaginé tant de choses, outre des miracles, ie métaphysique et des discours d'un style si enu de source réelle le fond de la loi d'amour, B dernier et suprême précepte laissé, selon lui, i disciples : c Je vous donne un précepte nou- 5 vous aimiez les uns les autres ; que, de même i aimés, vous vous aimiez les uns les autres.
Jean, xiii, 1-20.
XVIII, 10, 14; Marc, x, 40; Luc, ix, 48.